Cameroun : une gardienne de la paix accusée à Garoua de non-assistance à personne en danger

Une policière accusée à Garoua de non-assistance à personne en danger | Illustration/DR
Une policière accusée à Garoua de non-assistance à personne en danger | Illustration/DR

Deux procédures judiciaires, pour les mêmes motifs, ont été introduites contre la gardienne de la paix principale Fanta Denise, élève inspecteur de police en service au commissariat de l’aéroport de Garoua. Le nommé Saf Saf Moustafa, régisseur spécial au Centre de formalités de créations d’entreprises à la délégation régionale des PME du Nord, lui reproche tout simplement de n’avoir pas pris des dispositions pour venir à son secours à la suite d’un accident grave où il a été laissé pour mort le 27 juin 2013. Pire, toujours selon les accusations de monsieur Saf Saf Moustafa, l’agent de police, présent sur les lieux de l’accident, aurait «trouvé un terrain d’entente avec l’auteur de l’accident sur les lieux du crime», un certain Sali Oumarou, cadre à la Sodecoton, afin que celui-ci prenne la fuite.

Il a ainsi décidé de saisir le tribunal de première instance de Garoua le 17 juillet 2013 et le chef de division régional des Contrôles des services de police du Nord à Garoua, depuis le 11 août 2015. Après plusieurs audiences, le juge a donné rendez-vous aux deux parties le 16 octobre prochain pour la suite des débats. Quant à la procédure introduite auprès de la division régionale des Contrôles des services de police du Nord, aucune suite n’a été donnée jusqu’à ce jour. Un silence qui a amené le plaignant à saisir par courrier recommandé, le délégué général à la sureté nationale, Martin Mbarga Nguelé.

C’est dans la nuit du 27 au 28 juin 2013 que l’accident s’est produit. Un véhicule de marque Toyota Prado va violemment percuter le nommé Saf Saf Moustapha qui se trouvait sur une moto au lieu-dit carrefour Hôtel Relais St Hubert. «L’auteur de l’accident s’est vu interpeller par une policière en tenue qui passait par là. Mais au lieu de procéder aux vérifications et faire son travail d’agent des forces de l’ordre, elle a plutôt échangé quelques mots avec ce dernier et il est reparti dans un autre véhicule qui est venue le retrouver sur les lieux», souligne le plaignant dans sa plainte. «En fait, comme je ne bougeais pas, ils m’ont cru décédé. Elle aurait même demandé que je sois transporté à la morgue.

Ce sont mes frères et les témoins qui, au moment de me transporter, ont constaté que je respirais encore. C’est comme ça que je me suis retrouvé aux urgences plutôt qu’à la morgue», poursuit-il. M. Saf finira par identifier la policière comme étant Fanta Denise et l’auteur de l’accident comme Sali Oumarou. Les deux accusés plaident tous non coupables des faits à eux reprochés.

Source : © L’Oeil du Sahel

Par Innocent-Blaise YOUDA

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