Cameroun : Un programme de développement du Lac Tchad en étude à Yaoundé

60ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de la CBLT à Niamey au NIGER du 1er au 4 Décembre 2014 | Photo d'illustration
60ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de la CBLT à Niamey au NIGER du 1er au 4 Décembre 2014 | Photo d’illustration

Une session extraordinaire du conseil des ministres de la Commission du bassin du Lac Tchad (CBLT) se tient vendredi prochain dans la capitale camerounaise, Yaoundé, avec pour principal point à l’ordre du jour l’examen du document de plaidoyer qui sera soumis aux chefs d’Etat des pays membres de la zone invités à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP21) qui s’ouvre en fin novembre à Paris (France), a appris APA de source officielle.

Intitulée «Plan de développement et d’adaptation au changement climatique du Lac Tchad», la stratégie, dont le coût total est estimé à quelque 585 milliards FCFA sur la période 2016-2025, est élaborée avec l’appui de la Banque mondiale.

Selon les experts de la CBLT, qui se sont retrouvés depuis lundi à Yaoundé en prélude au conseil des ministres, il est question de refaire du Lac Tchad une zone d’activités agro-économiques susceptible de contribuer durablement à la sécurité alimentaire de la zone.

En août dernier, rappelle-t-on, le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, signait un décret portant ratification d’un accord de prêt d’un montant d’environ 9,44 milliards FCFA avec le Fonds africain de développement (FAD) portant sur le financement partiel du Programme de réhabilitation et de renforcement de la résilience de systèmes socio-écologiques du bassin du Lac Tchad (PRESIBALT).

Exécutable sur 5 ans, ledit projet vise la préservation et la valorisation des ressources en eau, le développement des services écologiques et chaînes de valeur ainsi que le renforcement institutionnel et la gestion du programme.

Il est élaboré pour bénéficier directement aux 15,3 millions d’habitants de la zone d’influence du Lac Tchad, dont 52% de femmes à travers l’amélioration de leurs revenus, la sécurité alimentaire et l’accès aux infrastructures sociales de base.

Du fait du phénomène de changements climatiques, cette étendue d’eau, d’une superficie de 22.000 kilomètres carrés en 1960, n’en compte plus que quelque 10.000 aujourd’hui.

© CAMERPOST avec © APA