Cameroun : Un maire aux arrêts pour complicité avec Boko Haram – 29/09/2014

Le maire de la commune camerounaise de Fotokol (Extrême-Nord), Ramat Moussa, par ailleurs membre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), est actuellement en interrogatoire dans les services de la police à Yaoundé, pour répondre d’accusations de complicité avec la secte islamiste nigériane Boko Haram, a appris APA lundi de sources sécuritaires.

Ramat Moussa, le maire de Fotokol.
Ramat Moussa, le maire de Fotokol.

Arrêté dans la nuit de jeudi à vendredi, Ramat Moussa aurait, indique-t-on, été cité avec insistance par Issaka Gare, alias Modibo et Abakar Ali Ahmed, alias Oumar, deux agents de liaison de la secte arrêtés il y a près de deux semaines à Kousseri, localité frontalière avec la ville nigériane de Gambarou Ngala où le mouvement djihadiste a installé l’un de ses quartiers généraux.

C’est à Kousseri, justement, non loin de Fotokol, que l’armée a découvert un important arsenal constitué d’un stock d’armes et de munitions

Ramat Moussa, indiquent des sources introduites, avait pris l’habitude de convoyer la logistique de Boko Haram en territoire camerounais dans son propre véhicule de service, toute chose qui ne pouvait pas attirer l’attention des forces de défense.

L’édile est aussi soupçonné d’avoir fourni des informations capitales à Boko Haram quant aux positions de l’armée camerounaise sur le terrain, ainsi que sur les sites devant faire l’objet d’attaques de la secte.

Fin juillet dernier, une attaque attribuée à ces djihadistes avait fait une quinzaine de morts côté camerounais et l’enlèvement de 17 personnes dont l’épouse du vice-Premier ministre camerounais en charge des Relations avec les Assemblées, Amadou Ali.

On est sans nouvelles d’eux depuis lors.

© Camer Post avec © APA

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