Cameroun : un groupe marocain pour la construction d’infrastructures météorologiques – 23/02/2015

Robert Nkili, Ministre camerounais des Transports. Photo d'archives
Robert Nkili, Ministre camerounais des Transports. Photo d’archives

Le ministère camerounais des Transports et le consortium marocain Finatech-Aviacom viennent de signer un protocole d’accord pour la construction d’une infrastructure météorologique de pointe à travers le pays, a-t-on appris lundi de source officielle.

Valable pour un an ledit protocole, dont le montant n’a pas été précisé, vise la fourniture de données météorologiques fiables, mais également la formalisation d’un personnel local spécialisé.

D’ores et déjà, Finatech-Aviacom devra dans les 3 mois à venir réaliser une étude de faisabilité du projet, préparer la convention de concession y relative, mettre en place une compagnie pour l’exploitation et la maintenance des équipements.

Voici deux ans, le ministre camerounais des Transports, Robert Nkili, avait confessé que le système national de météorologie «s’est considérablement dégradé depuis 1994», avec «un déficit criard de ressources humaines, l’absence d’instruments de mesure et de consommables météorologiques, un défaut d’entretien des équipements ainsi que des moyens de transmission, des bâtiments en état de dégradation très avancée et des parcs météorologiques hors normes».

Ainsi, sur les 58 stations jadis installées sur toute l’étendue du territoire, seules 3, concédées à l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et Madagascar (ASECNA) pour les besoins de la navigation aérienne, fonctionnaient de manière optimale.

Sur le même sujet, et quelques mois plus tôt, l’Association de défense des intérêts collectifs (ACDIC) rendait publics les résultats d’une étude qui constatait que certaines stations météorologiques du pays étaient «devenues des pâturages ou des sèche-linges».

Le Cameroun, ironisait alors l’organisation non gouvernementale, est le dernier des pays à ne pas fournir, chaque jour, des informations sur le temps pouvant aider à prendre des décisions pour certaines activités telles que l’agriculture.

© CamerPost avec © APA