Cameroun: Un congrès de l’UPC interdit et évacué à Douala – 15/08/2014

Au Cameroun, la police débarque en plein congrès du parti d’opposition de l’Union des populations du Cameroun (UPC).

Une escouade de policiers a fait évacuer l’hôtel à Douala où se déroulait le rassemblement de l'UPC, le 14 août 2014. CC BY 2.0/Christine Vaufrey
Une escouade de policiers a fait évacuer l’hôtel à Douala où se déroulait le rassemblement de l’UPC, le 14 août 2014.
CC BY 2.0/Christine Vaufrey

Jeudi 14 août, en milieu d’après-midi, une escouade de policiers a fait évacuer l’hôtel à Douala où se déroulait le rassemblement qui avait été interdit deux jours auparavant par la sous-préfecture. L’UPC est révoltée.

L’UPC, parti historique du Cameroun, est scindé en deux : une UPC rattachée au pouvoir et une UPC toujours rangée dans l’opposition. Le sous-préfet de Douala ne veut pas de la deuxième. Mardi 12 août, il décide d’interdire son congrès prévu du 14 au 16 août. Pour lui, l’UPC d’opposition sème la confusion.

Mais l’« UPC des fidèles » comme ils aiment se faire appeler, passe outre l’interdiction et se réunit jeudi matin à l’hôtel Beausejour de Douala. La matinée se déroule sans accroc malgré une surveillance policière en civile.

Aux alentours de 13 heures, le sous-préfet accompagné d’une vingtaine de responsables policiers font irruption dans l’hôtel, ordonne son évacuation et fait interpeller le gérant. Les 200 membres de l’UPC obtempèrent. Une vingtaine s’en va soutenir le propriétaire de l’hôtel arrêté au commissariat spécial de Douala.

Contacté par RFI, Alexis Ndema, le président de l’UPC, dénonce un abus d’autorité. Il se déclare prêt à attaquer en justice les responsables administratifs de la ville. Interrogées sur cette affaire, les autorités doualaises n’ont pas souhaité réagir.

Source : © RFI