Cameroun – Traque des auto-écoles illégales : les promoteurs ont un mois pour se mettre en règle

Les promoteurs véreux d'auto-écoles ont un mois pour se mettre en règle | Photo d'illustration
Les promoteurs véreux d’auto-écoles ont un mois pour se mettre en règle | Photo d’illustration

Voilà ce qui ressort de la descente effectuée dans la ville de Douala mardi le 29 mars 2016 par la délégation régionale des transports pour le Littoral. Une action qui s’inscrit dans le cadre du lancement ce mardi de l’opération de contrôle des établissements de formation en conduite. Le tour effectué dans les artères de la cité a donné aux équipes de constater que 200 auto-écoles ne possèdent pas d’agrément d’ouverture. D’où la traque lancé à ces structures illégales. Cette opération, selon la délégation régionale des transports, vise à réduire le nombre de morts sur les routes. A ce propos, Camerpost a reçu l’information selon laquelle on dénombre 190 décès sur les routes du Littoral du 1er janvier au 29 mars 2016. Voilà ce qui justifie l’assainissement du secteur.

Concernant les conditions d’exploitation des auto-écoles au Cameroun, l’arrêté N° 0040 6/A/MINT/DTT DU 28 AVRIL 2000 Portant réglementation du permis de conduire et des auto-écoles, précise à l’article 3 que l’exploitation d’une auto-école est autorisée à toute personne physique ou morale remplissant les conditions suivantes : -pour les personnes physiques : il faut avoir l’âge minimum requis pour la majorité civile; être de bonne moralité camerounaise, sous réserve des conventions de réciprocité ; être de bonne moralité ; introduire une demande timbrée accompagnée d’un extrait de casier judiciaire de l’exploitant datant de moins de trois (3) mois et indiquant le lieu où le demandeur se propose d’installer son établissement ; avoir en priorité au moins un véhicule à double commande par catégorie de permis, un locale aménagé disposant de tableau noirs, de signaux routiers et d’un matériel didactique approprié.

Pour les personnes morales : il faut fournir la preuve que son dirigeant satisfait aux conditions ci-dessus, exigées des personnes physiques ; joindre les statuts de l’établissement. La description, le type, le nombre et la qualité des documents et matériel visés sont précisés par un texte particulier du ministre chargé des transports. Une auto-école agrée et implantée dans une région, dit le texte, ne peut assurer la formation que des candidats au permis de conduire des départements de cette région. L’article 4 souligne que les postulants à l’autorisation d’ouverture d’une auto-école doivent fournir les pièces suivantes : une demande timbrée sur imprimé réglementaire ; un extrait de casier judiciaire du fondateur ou du principal dirigeant, datant de mon de trois (3) mois ; une copie conforme de la carte nationale d’identité pour les personnes physiques ; les dossiers de deux (2) moniteurs, au moins et du directeur, etc.

En attendant que les uns et les autres s’y conforment, les promoteurs qui exercent dans l’illégalité à Douala ont un mois à compter de mardi 29 mars dernier pour respecter la réglementation en vigueur.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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