Cameroun – Transport Urbain : « je présente mes condoléances aux familles des victimes » – 22/10/2014

Robert Nkili, Ministre camerounais des Transports. Photo d'archives
Robert Nkili, Ministre camerounais des Transports. Photo d’archives

Le Ministre Camerounais des transports Robert Nkili s’exprime au sujet du récent accident de la circulation survenu au quartier Biyem-assi à Yaoundé. Suite à cela des mesures ont été prises pour limiter la circulation des gros porteurs notamment en milieu urbain.

Monsieur le Ministre une certaine opinion estime que votre réaction suite à l’accident de Biyem-assi a été lente. Que répondez-vous ?

Je voudrais dire qu’il faut tenir compte du contexte dans lequel ce drame s’est produit. Ce jeudi là nous étions en déplacement hors de la ville de Yaoundé. Néanmoins, mes collaborateurs sont descendus sur le site pour s’enquérir de la situation et c’est ainsi que j’ai été informé de ce qui s’est passé. Il y a pas eu de lenteur les services compétent se sont mobilisés pour secourir les victimes et toutes les dispositions ont rapidement été prises. L’Etat était présent et le nécessaire a été fait. Je saisi l’occasion que vous m’offrez pour présenter mes sincères condoléances aux familles durement éprouvées.

Le bilan est lourd Monsieur le Ministre. Aurait-on pu éviter ce drame ?

C’est véritablement un accident. Les faits sont les suivants : un camion est au garage pour réparation et c’est tout à fait normal de réviser l’outil de travail, avant de le mettre en route. Le mécanicien décide d’essayer le véhicule. Au moment où il effectue des manœuvres, les freins lâchent. Puisqu’il est sur une pente, le Camion prend de la vitesse et devient incontrôlable. L’engin achève sa course folle dans une échoppe. S’il avait fait ces essaies sur un terrain plat aurait-on assisté à un tel drame ? Je m’interroge.

Un scenario similaire a été observe à Douala il y a quelques semaines.

 A Ndokoti, à Douala c’était totalement différent. C’est ce que nous appelons la délinquance routière. Voyez-vous un camion remorque bourré de marchandises arrive à un carrefour dangereux et prend un mauvais virage. C’est de la délinquance routière d’autant plus qu’il n’était pas autorisé à circuler à cette heure là. Il faut ajouter que la vitesse est limitée à 40km h en milieu urbain, chose qu’il n’a pas respectée c’est pourquoi je parle de délinquance routière. Je reviens sur les faits pour bien montrer que les deux situations sont totalement différentes.

© CamerPost – Propos recueillis par Hakim ABDELKADER

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz