Cameroun – Transport urbain : Les « benskinneurs » piétinent la réglementation en vigueur en matière des normes sécuritaires

Mobilisation des syndicats de transport urbain | © CAMERPOST / Linda Mbiapa
Mobilisation des syndicats de transport urbain | © CAMERPOST / Linda Mbiapa

Un reportage effectué par CAMERPOST ce mardi 26 avril 2016 dans les artères de la capitale économique démontre à suffire le non-respect des mesures de sécurité par les conducteurs de moto-taxis, tel que prévu par la loi. Inexistence du casque, absence de permis de conduire, vignette, non inscription des concernés au registre des transporteurs par moto-taxis. Voilà ce qui ressort du constat fait.  Et pourtant les textes sont clairs en ce qui concerne l’organisation du secteur du transport par moto-taxis au Cameroun.

Selon le décret du Premier ministre signé le 16 novembre 1995 fixant les conditions et les modalités d’exploitation des motocycles à titre onéreux, les conditions d’exploitation incluent notamment la détention préalable d’un permis de conduire et le port d’un casque. En outre, on note l’inscription des motocyclistes au registre des transporteurs par motos-taxis. Dans la section III consacrée aux conditions d’exploitation, à l’article 10, on apprend que tout moto-taxi doit être équipé d’un réservoir de carburant peint en jaune en guise de signe distinctif, d’une paire de pose pieds, d’un trousseau de dépannage, de deux rétroviseurs et de deux casques, des amortisseurs sonores, des dispositifs complets d’éclairage et de signalisation, etc. Si les motos-taximen sont astreints d’un permis de conduire de catégorie ” A “, l’exploitation des motos-taxis est subordonnée à l’obtention d’une licence spéciale de transport de catégorie ” spécial moto-taxi ” et d’une carte de transporteur routier. Malheureusement, c’est tout le contraire à Douala.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa