Cameroun – Transport par train : baisse de régime à Ngaoundéré

Baisse de régime du transport par train à Ngaoundéré | Ph. Archives

Cinq voitures de 88 places assises et une autre voiture de 54 places constituent désormais la rame. Le trafic ainsi désormais réduit, a une incidence sur les activités des commerçants.

17h. Le jingle du journal parlé de la CRTV retentit sur les téléphones dans les espaces marchands de la gare-voyageur de Ngaoundéré. Cet indicatif rompt le calme qui prévaut jusque-là. Mohamadou Bouba, agent dans une agence de manutention, est rappelé à l’ordre par son employeur. Il doit baisser le volume du téléviseur qui l’occupe désormais depuis trois semaines pour laisser les clients suivre le journal. Ambiance qu’on n’aurait pas eue, il y a quelques semaines encore. Car, explique le patron des lieux, « l’activité était soutenue entre 17h et 20h. » En effet, les activités économiques sont étroitement liées aux mouvements de train. Mais, depuis quelques semaines, le nombre des wagons a été réduit.  Par voie de conséquence, le nombre des voyageurs a aussi connu une baisse. En ce moment, à chaque voyage, le train embarque environ 500 passagers contre 1200 personnes il y a encore quelques semaines.

Arrêt des voitures chinoises

Le problème date du 11 février 2017, selon la direction générale de Camrail, concessionnaire du chemin de fer au Cameroun. Dans une note d’information au public, l’on apprend que « la composition des trains-couchettes a été modifiée, en raison des contraintes techniques ». Le concessionnaire assure que « cette modification est consécutive à l’apparition le 26 janvier 2017, d’une anomalie constatée simultanément sur quatre boîtes d’essieux de voitures du parc CSR lors du contrôle de maintenance régulier programmé. Malgré les mises en demeure, le fournisseur n’a, à ce jour, pu apporter des réponses idoines à cette problématique. Camrail a donc sollicité l’arrêt des voitures CSR, dans l’attente d’une prise en main par le constructeur ». Voilà qui explique le retrait de certaines voitures (wagons) des trains et la mise en œuvre de solutions alternatives afin d’assurer un service « minimum ».
Le surplus des voyageurs se déverse vers les agences de voyage. Camair-Co a aussi augmenté la fréquence de ses vols sur Ngaoundéré.

Source : © Cameroon Tribune

Par Alain MAZDA