Cameroun – Transport aérien : La qualité de service fait défaut

Embarquement de passagers dans un avion de la Camair-CO | Photo d'illustration
Embarquement de passagers dans un avion de la Camair-CO | Photo d’illustration

Humiliations, intimidations, mépris constituent le lot quotidien des usagers des diverses compagnies de transport aérien au Cameroun.

C’est une lapalissade d’affirmer qu’au Cameroun le client n’est pas roi. En effet, au fur et à mesure que les jours passent, la qualité de l’offre de service tant au niveau des compagnies aériennes que des aéroports ne cesse de se dégrader. On en veut pour preuve les multiples plaintes et récriminations des usagers enregistrés ces derniers temps. Le 4 octobre dernier à l’aéroport international de Douala, certains passagers de la compagnie Asky n’ont pas pu embarquer sur un vol à destination de Dakar au Sénégal, au motif que celui-ci était plein. Un argument qui a laissé pantois certains de ces infortunés dont quelques-uns, billets d’avion à la main affirmaient avoir fait des réservations depuis des semaines. « Cela fait plusieurs semaines que le billet d’avion a été acheté et que le vol a été prévu pour le 4 octobre à 10 h 20. Comment on peut me dire que le vol est plein alors que j’ai effectué la réservation depuis longtemps », s’est insurgé un passager au bord de la crise de nerf. Une colère justifiée ce d’autant plus que des informations glanées sur place auprès de certains voyageurs de cette compagnie aérienne revèlent que certains passagers ont dû soudoyer les agents de la compagnie Asky en service à l’aéroport international de Douala pour voyager. Des actes de corruption qui ont causé du tort à plus d’une personne pourtant en règle. Ce d’autant plus que certains se rendaient au Sénégal pour des raisons professionnelles. « Ce qui est choquant c’est que les responsables des compagnies aériennes ne prennent même pas la peine d’informer à l’avance les passagers des différentes modifications qui surviennent. Et quand on se plaint, on nous menace de nous emmener au commissariat », se plaint un usager.

Des cas comme celui servi par la compagnie Asky à ses usagers le 4 octobre dernier sont légions et connus des responsables de la Cameroon civil aviation authorithy (CCAA).  Le DGA de cette structure l’a d’ailleurs affirmé à Douala le 5 octobre 2015, lors de l’ouverture d’un forum d’échange réunissant les différents acteurs du secteur aéronautique au Cameroun. « La CCAA est couramment saisie de nombreuses plaintes des voyageurs souvent déçus et frustrés par le traitement réservé à leurs réclamations ainsi que les difficultés rencontrées pour régler les litiges », affirme Allabari Mamadou, directeur général adjoint de la CCAA . Selon ce dernier, ces dérives ne devraient pas être observées dans nos pays, car « l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) et nos Etats respectifs ont adopté un ensemble de mesures protégeant les intérêts des passagers aériens et portant notamment sur l’indemnisation des passagers refusés à l’embarquement ou les dédommagements accorder aux passagers en cas d’un très grand retard », souligne Allabari Mamadou, directeur général adjoint de la CCAA. Sauf qu’entre le dire et le faire, l’écart à franchir est immense. Et pendant ce temps, ce sont les pauvres passagers qui en pâtissent.

© CAMERPOST par Joyce Nzoukou (Stagiaire)

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