Cameroun : Tourisme à Dschang, un exemple de décentralisation et de coopération entre municipalités

Une vue du Lac municipal de Dschang | Crédit photo : Vivien Tonfack / Illustration

C’est depuis 1996, que la capitale départementale de la Menoua se transforme peu à peu pour offrir un visage plus avenant connait sa mue. Dschang veut désormais mériter l’appellation de ville en faveur de l’éco-tourisme.

Le projet de l’aménagement du site du Lac Municipal est le résultat d’une coopération décentralisée entre les municipalités des villes de Nantes en France et Dschang au Cameroun. L’innovation qui porte déjà des fruits, vise à créer l’Office du tourisme de Dschang. Ce projet passe par la mise sur pied de sessions de formation adaptées au contexte local, ainsi que la création d’une base des activités nautiques et la valorisation des sites et autres espaces de la ville entre autres.

Tourisme nautique au centre de la ville

D’une superficie de 42 ha, le Lac municipal de Dschang est traversé par un pont connu de sous le nom de « pont du plaisir » et bordé par une végétation verdoyante, constituée de bananiers, de manguiers et d’avocatiers entre autres. Des bancs publics ont été aménagés pour les baladeurs. Le Lac Municipal de Dschang est un lac de retenu jadis servant de retenu pour les eaux qui servaient alors à l’alimentation des turbines de l’ex-usine hydroélectricité crée dès 1960.

Aujourd’hui et depuis 2005, le Lac est transformé en première base d’activités nautiques au Cameroun. Véritable mer intérieure qui frappe le touriste qui arrive pour la première fois dans la ville de Dschang, le Lac Municipal est un pôle d’attraction pour les adaptes du canoë kayak. Le dispositif dispose de 3 moniteurs formés ainsi que des équipements adaptés pour accueillir le public.

La base nautique de Dschang dispose de 3 services : des classes de découvertes pour les écoles, collèges et lycées ; de la location de pédalos et de kayak pour le public et enfin des pédalos, canoës, kayak et barques à 5 places à moteur.

Les routes des chefferies

Ancienne capitale Bamiléké, la localité de Dschang a été découverte en 1895 par les Allemands sous la conduite de Zintgraff au cours de la deuxième expédition militaire au Cameroun. Le suivi historique de la ville intervient seulement en 1903, lors de la refondation par la mission impériale allemande.

Le site compte un peu plus 100 000 habitants juchés à 1 400m d’altitude. Les richesses culturelles de la ville se trouvent dans les deux chefferies principales : de Foto et de Bafu dont l’accès est un véritable parcours du combattant.

Le projet de la revalorisation de cet inestimable patrimoine passe par la viabilisation des routes qui mènent dans les chefferies. En effet, c’est à la chefferie que se trouvent les aspects les plus significatifs de la culture. Ici, on y trouve, un art traditionnel, véritable moyen d’expression des modes de vie et croyances ancestrales  chez les Bamiléké. Aussi nombreux et variés, les objets d’art de cette région située à plus 300 km de la capitale du pays, sont la preuve d’une culture ancestrale alliant mode de vie et la nature.

Les sculptures réalisées sur bois, argile ou en pierre, représentent les dieux et accompagnent les séances de culture ou d’offrandes dans les chefferies.

Les statuettes et masques en bronze ou en cuivre trouvés ici, sont majestueux et imposants. Les décorations sont les symboles de la richesse et donc réservées aux notables. Le trône décoré de perles et de cauris se veut le symbole spectaculaire de la richesse des notables et de l’autorité du chef supérieur bamiléké.

 Depuis peu, ce projet à amélioré le nombre de visiteurs nationaux et internationaux dans la localité.

© CAMERPOST par Augustin TACHAM

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