Cameroun – Thomas Owona Assoumou, DG des ADC : « Les locaux sont disponibles, les effectifs formés »

Thomas Owona Assoumou (au centre), directeur général des Aéroports du Cameroun S.A. (ADC). | © ADC
Thomas Owona Assoumou (au centre), directeur général des Aéroports du Cameroun S.A. (ADC). | © ADC

Le transfert des activités de l’aéroport de Douala pour Yaoundé démarre le mardi 1er mars prochain. Peut-on dire que Nsimalen est prêt à vivre cette période riche en activités ?

Pour tout vous dire, nous sommes prêts à Yaoundé pour faire face à ce surcroît d’activités. Nous y sommes préparés. Les locaux sont disponibles, les effectifs sont formés : nous avons des personnels à Douala que nous allons transférer à Yaoundé. Les travaux à l’aéroport de Douala doivent durer 15 jours, mais nous avons pris une marge de 21 jours pour prévenir les petits aléas.

Pourquoi avoir choisi les trois premières semaines du mois de mars pour ces travaux ?

Nous avons essayé d’analyser tous les scénarii, et nous avons choisi cette période car elle est dite « basse » pour les compagnies aériennes. Cela permet également de diminuer l’impact financier, que ce soit au niveau des compagnies aériennes, des Aéroports du Cameroun et de l’Etat. Nous avons également considéré les problèmes dus à la météo.

Nous avons tenu à éviter la saison pluvieuse, qui n’est pas propice à la réhabilitation des chaussées. L’aéroport de Douala est fermé, et tout le trafic est donc transféré à l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen. Nous parlons de fermeture de l’aéroport de Douala à cause de la piste qui y est fermée. Nous avons une phase critique, allant du 1erau 21 mars, qui a trait à ces travaux sur la piste. C’est pourquoi nous interrompons le trafic pendant 21 jours.

Comment allez-vous gérer le stationnement des avions qui vont sans doute être plus nombreux que d’habitude ?

L’aéroport de Yaoundé a été dimensionné pour réceptionner des avions de type 747 comme celui de Douala. Tous les avions n’atterrissent pas au même moment, d’où la raison d’être des plans d’encombrement et des créneaux horaires. L’Autorité aéronautique en charge des créneaux horaires, les a accordés à chaque compagnie, pour traiter le trafic sans encombrement.

Le souci est plutôt en matière de stationnement, notamment CAMAIR-CO, qui a le plus grand parc en matière d’avions ici à Yaoundé. Nous avons trouvé la solution. A Yaoundé-Nsimalen, nous allons parquer le 747, à Garoua, le 737 et à la Base aérienne 101 de Yaoundé, les MA-60.

Qu’est-ce qui est prévus pour le transfert des passagers ayant déjà calé leurs vols à cette période avec pour destination Douala ?

Nous avons ce problème qui se pose. A ce niveau, une réunion va être tenue avec le ministre des Transports et les responsables de CAMRAIL, des agences de voyage, mais aussi des agences de location de véhicules, entre autres, pour voir quelles dispositions prendre. Nous avons reçu le syndicat des transports par taxi qui est intéressé pour faire un point de ramassage des passagers à l’aéroport de Douala pour venir à Yaoundé.

En vue de cette période, la plupart des compagnies aériennes ont vendu leurs billets avec pour destination finale : Yaoundé-Nsimalen. Durant ces trois semaines, l’aéroport de Yaoundé sera la porte d’entrée du pays. Nous allons nous charger de faciliter le déplacement des passagers entre Douala et Yaoundé, sous l’autorité du ministre des Transports.

Avec l’afflux de passagers, quelles mesures avez-vous prises pour assurer leur sécurité ?

Le rôle du gestionnaire d’aéroport qu’est ADC c’est de fédérer au niveau de l’aéroport les activités de différents intervenants. La sécurité relève du domaine régalien. Nous avons tenu plusieurs réunions opérationnelles avec la police, la gendarmerie et la douane chargée de la fouille. Il y a également eu des rencontres de sécurité entre le directeur de l’aéroport et des responsables pour mettre sur pied un plan de sécurité.

Le ministre des Transports va également organiser une réunion du comité national de sûreté le 26 février, au cours de laquelle des recommandations seront données pour faire face à ce surcroît d’activités à l’aéroport de Yaoundé. En provenance de l’étranger, il y a souvent des passagers qui accèdent en zone réservée. Avec le directeur général de l’Autorité aéronautique, nous avons convenu de demander aux accompagnants des passagers de limiter l’affluence, pour éviter les attroupements au niveau du parking et du hall notamment.

Source : © Cameroon Tribune

Propos recueillis par Victorine BIY NFOR

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