Cameroun – Terrorisme : comment reconnaître un kamikaze – 30/07/2015

Le lieu de l'explosion de la bombe à Maroua, le 26 juillet 2015. | © CHINE NOUVELLE/SIPA
Le lieu de l’explosion de la bombe à Maroua, le 26 juillet 2015. | © CHINE NOUVELLE/SIPA

Les Nations unies viennent de publier un “avis de sécurité”, sorte de mode d’emploi, pour détecter les individus porteurs d’engins explosifs artisanaux.

Selon le département de sécurité et sûreté des Nations unies, “pour identifier un kamikaze, il faut faire attention au port de vêtements laissant l’impression d’une silhouette disproportionnée entre le torse plus grand que la tête, le cou et les pieds. Attention aussi aux vêtements lourds et épais quelle que soit la saison ou très amples pour dissimuler les explosifs. Par exemple, le port d’un pull-over ou d’un imperméable en période de grande chaleur. Cela donne l’impression d’une corpulence excessivement large en comparaison avec la tête et les pieds. Par conséquent, le suspect transpire abondamment à cause de la tension, du stress et du port de vêtements inappropriés au climat”.

“Regarder la démarche anormale…”

Les Nations unies conseillent de “regarder la démarche anormale du type robot, les mouvements crispés, l’absence ou la difficile mobilité de la partie inférieure du torse, le manque de souplesse en raison du port d’explosifs, même si le port du sac à dos est un usage en croissance”. Le kamikaze affiche “un regard fixe sur l’objectif et apparat tendu, nerveux, préoccupé, le regard vide”. Il ou elle apparaît “très concentré(e) et vigilant(e), se parlant à lui-même et donnant l’impression de murmurer à quelqu’un”. Il est indifférent aux paroles et affiche l’attitude détachée de quelqu’un qui se sait condamné. De fait, par exemple, il ne réclame pas sa monnaie ou sa marchandise après l’acte d’achat.

“Un kamikaze affiche des signes de toxicomanie”

Le kamikaze marche avec détermination, sans course, vers une cible identifiée. Il entreprend de forcer le passage (pour atteindre la cible) en se faufilant dans la foule ou un passage interdit. Un kamikaze affiche des signes de toxicomanie, personne sous l’emprise des drogues (pupilles dilatées, regard fixe et attitude incohérente). Les Nations unies conseillent également de faire attention aux porteurs de sacs ou sacs à dos dans lesquels on peut facilement trouver des explosifs, pointes et autres éclats. “Le kamikaze tient fermement son sac d’où les fils partent”, indiquent par ailleurs les Nations unies.

“Méfiez-vous des personnes au rasage récent !”

Une peau claire, un bronzage différent de la partie inférieure du visage peuvent aussi être un trait non négligeable. Le kamikaze peut s’être rasé la tête ou raccourci les cheveux dans l’intention de se déguiser ou de présenter une bonne apparence pour l’entrée au paradis. Il ou elle peut dégager un parfum inhabituel aux notes fleuries ou végétales, ce qui  traduit la volonté de sentir bon en entrant au paradis. Les Nations unies précisent que le parfum fleur végétal inhabituel du corps peut être de l’encens utilisé dans le rituel final pratiqué sur le kamikaze avant le départ pour la mission-suicide. Celui-ci marche les mains dans les poches ou les poings serrés parce qu’il a dans ses mains quelque chose comme un détonateur. Les Nations unies conseillent d’être sur le qui-vive lorsqu’on est dans un bus, un train, un avion, au marché, supermarché et lors de grands rassemblements.

Source : © Le Point.fr

Par Nestor Nga Etoga