Cameroun – Surdiopad : L’invention de Guy Ngounou pour détecter la surdité chez les nouveaux nés

Guy Ngounou, l'inventeur du Surdiopad | DR
Guy Ngounou, l’inventeur du Surdiopad | DR

L’appareil de Guy Ngounou est baptisé le Surdiopad c’est une sorte de tablette qui permet de détecter rapidement la surdité chez les nourrissons.

C’est l’œuvre d’un jeune étudiant de l’école nationale polytechnique du Cameroun. Guy Ngounou est de ceux qui veulent marquer leur époque en apportant une contribution à l’avancement de la science. Le jeune homme a été honoré le mercredi 28 septembre 2016. C’était à l’occasion d’une visite de l’Ambassadeur d’Israël à l’école polytechnique de Yaoundé. Guy Ngounou a ainsi eu l’occasion non seulement de présenter son appareil mais aussi d’expliquer son fonctionnement ainsi que son utilité. En effet l’appareil permet de détecter très rapidement une situation de surdité chez les nourrissons. Dans un contexte ou le diagnostic de surdité est difficile à établir principalement lorsqu’il s’agit des bébés, l’invention de Guy Ngounou constitue un apport considérable pour le secteur de la santé. En effet en détectant désormais tôt la surdité du bébé on pourrait y remédier par les moyens chirurgicaux.

L’invention de Guy Ngounou est d’autant plus utile que passé deux ans il est très souvent difficile de guérir la surdité. Le Surdiopad, a les courbes et les allures d’une tablette il épouse ainsi les réalités de son temps.

De l’avis du directeur de l’école polytechnique de Yaoundé Awono Onana: « Après Arthur Zang avec son Cardiopad, voici Guy Ngounou un autre polytechnicien camerounais c’est la preuve que notre école forme l’élite dans le domaine avec une insistance sur l’auto emploi et la création d’entreprise. Nous formons des ingénieurs pour qu’ils créent de l’emploi et nous pouvons dire que l’outil didactique est celui qui ce fait de mieux à l’heure actuelle ». A cette occasion, les ateliers de l’école ont été présentés au public. Les différentes filières et options de formation ont été expliquées dans leurs spécificités. Le vœu majeur  des encadreurs et autres enseignants de l’école polytechnique de Yaoundé est que l’Etat accompagne ces jeunes inventeurs et les aide à vulgariser le résultat de leurs travaux.

© CAMERPOST par Hakim ABDELKADER