Cameroun – Stéphanie Dongmo : le cinéma, toujours plus grand

Stephanie Dongmo, présidente du Cinéma numérique ambulant (Cna) Cameroun | © Facebook/DR
Stephanie Dongmo, présidente du Cinéma numérique ambulant (Cna) Cameroun | © Facebook/DR

La présidente de l’association Cinéma numérique ambulant (CNA) au Cameroun fait découvrir le 7e art jusque dans les coins les plus reculés.

« Le journalisme mène à tout », dit Stéphanie Dongmo. Mais entre sa plume de journaliste et ses missions au Cinéma numérique ambulant (CNA), la fougue pour la culture est loin de s’éteindre. Proche des gens alors qu’elle exerce au quotidien Le Jour jusqu’en 2012, Stéphanie Dongmo, 35 ans, se rapproche encore un peu plus des populations avec le CNA. Villages lointains, localités retirées, contrées frontalières, rien ne résiste au grand écran amovible du CNA. Cette association créée en 2012, veut faire connaître le 7e art à tous. Quand elle obtient son BTS en journalisme en 2003 à l’Institut Siantou supérieur, elle fait ses classes au journal Le Septentrion Infos, puis à TBC Radio à Yaoundé, à la FM 105 à Douala, et aux côtés de Haman Mana, à Mutations, puis au quotidien Le Jour. « Ma passion étant l’écriture, je me suis consacrée au théâtre. J’ai été désignée responsable de ce service peu de temps après », se souvient-elle.

Stéphanie Dongmo est alors conviée à un atelier de formation de journalistes africains à la lecture des séries TV par l’organisation Africa Laab Belgium. Elle se rend au Fespaco 2011 au Burkina Faso. C’est là qu’elle a le coup de foudre pour le CNA. « Africa Laab est partenaire du CNA, et ils avaient organisé une projection à Palpaga, un village à une vingtaine de kilomètres de Ouagadougou. Ça a été un point de départ pour moi », souligne-t-elle. Elle écrit sur cette initiative qui valorise le cinéma. A la parution de l’article, le fondateur du CNA, le Français Christian Lambert est séduit, et décide de collaborer avec elle. La journaliste camerounaise devient alors présidente du CNA Cameroun, en 2012.

Elle a de grandes ambitions. « Les associations culturelles ont une faible durée de vie au Cameroun et moi je veux que dans 50 ans, nous soyons encore là », espère-t-elle. Portée par sa passion pour le 7e art, elle compte travailler dur à ce projet, et un jour passer le témoin à d’autres passionnés.

Source : © Cameroon Tribune

Par Monica NKODO