Cameroun : situation économique et financière contrastée des entreprises en 2014

Cameroun : situation économique et financière contrastée des entreprises en 2014

Les entreprises exerçant au Cameroun ont affiché une situation économique et financière résolument contrastée en 2014, selon les conclusions de la 14èmeétude y dédiée et que vient de publier l’Institut national de la statistique (INS).

Pendant l’année de référence, la performance économique de l’entreprise dans l’utilisation de l’ensemble de son outil de production a connu une hausse se situant à 10,1% pour l’ensemble des entreprises, contre 8,8% un an plus tôt, bien que des disparités aient été observées au sein des différentes branches d’activité.

Dans le même temps, la productivité du capital, qui mesure la performance entre le travail et le capital, s’est affichée en baisse (15,8%, contre 17,1% en 2013), alors que l’intensité capitalistique s’affichait à 75,1 millions FCFA par tête, soit une augmentation de près de 20 millions FCFA par rapport à 2013, contre entre 50 et 55 millions FCFA sur la période 2008-2013, révélatrice d’une accélération de l’investissement des entreprises alors que, du côté de l’emploi, les effectifs de la main d’œuvre n’ont pas suivi le même rythme.

La même décélération a été constatée par le rapport de l’INS au niveau du renouvellement du parc des équipements productifs, la vétusté concernant particulièrement l’industrie du textile et de la confection, les transports et l’entreposage, l’industrie du bois à l’exception de la fabrication des meubles.

En terme d’analyse de la situation financière globale, le document fait état d’une diminution de 0,8 points du coefficient d’endettement en 2014, les branches relativement peu endettées étant celles des activités éducatives, des industries des oléagineux et d’aliments pour animaux, des activités immobilières et de la production de caoutchouc et fabrication d’articles en caoutchouc et en matières plastiques.

Dans l’autre sens, le raffinage de pétrole et la cokéfaction, la fabrication de machines, d’appareils électriques et matériels non classés ailleurs, les industries du cuir et fabrication des chaussures», mais également l’extraction de minerais auront été les branches les plus endettées pendant la période étudiée.

Et, alors que le fonds de roulement (FDR) a continué de diminuer en importance, avec une contribution de -14,0% au financement de l’actif circulant, le nombre de branches d’activité présentant un ratio FDR/actif circulant négatif s’inscrivait en nette augmentation, soit 26 contre 17 en 2013.

© CAMERPOST avec APA

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