Cameroun – Séverin Tchounkeu : « nous y sommes arrivés »

Sévérin Tchounkeu, président de la commission nationale de la Carte de presse | DR
Sévérin Tchounkeu, président de la commission nationale de la Carte de presse | DR

Le président de la Commission nationale de délivrance de la Carte de presse donne ses premières réactions après la distribution des documents aux propriétaires.

Monsieur le Président, un an après, peut-on se réjouir qu’enfin, vous ayez tenu le pari ?

Oui, nous y sommes arrivés. Les cartes de presse sont effectives depuis ce jour. Nous avons reçu 957 demandes, il y a eu 94 rejets. Voilà le bilan à ce jour.

Pouvez-vous nous présenter le document que vous avez fabriqué ?

Cette nouvelle carte de presse est munie d’un hologramme infalsifiable. Avec au verso l’identité de l’impétrant. Et elle a une durée de validité de deux ans.

Combien de cartes avez-vous produites ?

Toutes les cartes sont prêtes. 30 cartes ont été symboliquement remises. Mais à partir de mardi, celles des personnes qui trouveront leurs noms sur le site de la Commission passeront au secrétariat permanent de la Commission. De toutes les façons, nous avons pris les dispositions pour que celles-ci soient acheminées auprès des impétrants dans les différentes entreprises.

Quel délai accordez-vous aux retardataires ?

La Commission y réfléchira. Nous sommes une commission qui doit se réunir en session. Nous aviserons.

Source : © La Nouvelle Expression

Par Propos recueillis par F.B.T.

Réactions

Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication : « Ne prendront part aux cérémonies que les détenteurs de la carte de presse »

Aujourd’hui vous avez malheureusement les gens qui s’improvisent journalistes. Les gens qu’on instrumentalise qu’ils soient des mercenaires de la plume ou de la parole. Ils ne sont journalistes que parce qu’ils savent lire et écrire ou pour avoir été à l’école. Ce métier est l’un des plus nobles qu’on appelle le quatrième pouvoir et le pouvoir doit être exercé par des gens qui en ont qualité, capacité comme plus valeur éthique, déontologie, morale et spirituelle. Donc le Gouvernement accompagnera. Comme je dis, il appartient à la commission d’allouer un temps supplémentaire pour permettre aux retardataires d’y remédier. Mais une fois que ce temps sera utilisé, ne prendront part à toutes les cérémonies organisées par le Gouvernement ou les établissements gouvernementaux que les journalistes qui seront détenteurs de la carte de presse. J’ai également annoncé une chose s’agissant de la CAN Féminine avenir : il est dit dans la carte et vous allez vérifier vous les journalistes que ne recevrons des accréditations que ceux qui auront cette carte de presse. Il est donc bon de dire que désormais votre métier sera exercé par des professionnels. Je vous remercie.

Jules Elobo, chef de chaîne, Magic Fm : « Le premier problème du journaliste de la presse privée, c’est la source d’information »

C’est la question d’ailleurs que les détenteurs de cette carte peuvent poser. Qu’est-ce qu’elle va nous apporter concrètement ? Et vous savez que le premier problème du journaliste surtout ceux de la presse privée, c’est la source d’information. Est-ce que cette carte de presse va nous ouvrir les portes afin que nous puissions avoir accès aux sources d’informations ? Nous profitons de la présence du Gouvernement à cette cérémonie. On espère que désormais ils vont permettre aux journalistes, surtout ceux de la presse privée d’avoir le libre accès à l’information.  Je crois que c’est une fierté parce que quand on est détenteur de la carte de presse ça fait de vous un journaliste. C’est une carte d’identité. Ça vient certainement confirmer aux yeux de l’opinion que vous êtes journaliste, donc c’est déjà ça la première chose. La seconde chose, comme je l’ai dit tout à l’heure c’est qu’elle doit permettre aux journalistes de bien exercer leur travail.

Par F.B.T.