Cameroun – Sécurité routière : Les informations chiffrées sur les accidents de circulation désormais disponibles

Les informations chiffrées sur les accidents de circulation désormais disponibles | Ph. Illustration

La phase de finalisation du projet a lieu depuis hier à Yaoundé. Le séminaire en cours vise la mise en place d’une base de données consultable.

Les logiciens en cours de finalisation permettront l’enregistrement et la diffusion toutes les données liées aux accidents de circulation ainsi que toutes les informations sur la sécurité routière. Choses jusqu’ici, inexistantes à l’origine de la confusion en matière des indications précises sur le nombre de victimes d’accidents de la circulation dans le pays. Au terme du séminaire de plusieurs jours à Yaoundé, un outil d’analyse opération et fiable.

Vers la disponibilité des outils

Dans quelques heures, le Cameroun pourra désormais présenter des chiffres sur le nombre d’accidents, d’accidentés annuels. C’est à travers les logiciens dont l’objet est en cours d’approbation par les experts nationaux et internationaux.

Le en cours est un projet sur initiative du ministère des travaux publics, assisté de la Banque mondiale et de l’appui de l’université de Sapienza en Italie. Pendant le conclave, il est prévu deux volets : de la confection et la mise en œuvre des bases de données sur les accidents de circulation et d’un système d’information sur la sécurité routière au Cameroun. Il s’agit d’une application qui permet d’avoir en temps réel, toutes les données fiables, exactes et pertinentes sur des accidents de la route et d’envisager des solutions efficientes. Pour le secrétaire d’Etat auprès du ministre des travaux publics, en charge des routes, ce travail demande une forte participation de tous les acteurs concernés afin de réduire au maximum la confusion «Il y a gestion des informations issues des accidents. Pourquoi, il y a des accidents ? Quels accidents il y a eu ? Combien de gens meurent par an ? Nous avons besoin de ces statistiques. Beaucoup d’accidents se font sur la route et les victimes ne sont déclarées nulle part. Toutes les informations restent dans les bureaux de la gendarmerie ou de la police. Maintenant, toutes ces administrations vont se mettre ensemble et on pourra donc collecter issues de la gendarmerie, issues des hôpitaux où sont internés les blessés ou encore gardés les victimes fatales. Et, le gouvernement a besoin de ces informations pour bâtir sa politique en matière de sécurité routière » selon, Louis MAX Ahina Ohandja.

Perspective

Autre agenda au cours de cette session de formation : la question de la présentation deux logiciens développés ainsi que les différentes applications aux de la circulation sur la voie publique et aux activités du ministère des transports. Il s’agit par ailleurs de présenter le centre d’analyse des accidents de la circulation crée au sein de l’école nationale supérieure de travaux publics et dont la base de données sur la sécurité routière est disponible et fonctionnelle.

Lors de la tenue de la 21ème assemblée du conseil national de la route (Conaroute), des chiffres qui font froid au dos ont été annoncés. Selon ce rapport, au Cameroun en 2016, ce sont 3088 accidents contre 1102 morts. Selon l’OMS, ce sont à l’échelle mondiale, 1,5 millions de tués sur la route chaque année et 20 à 50 millions de blessés et d’handicapés.

© CAMERPOST par Augustin TACHAM

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