Cameroun – Sécurité: La marine camerounaise chargée de sécuriser les zones de pêche sur 360 km de côte

Les ministres camerounais de la Défense, Edgar Alain Mebe Ngo’o, et celui des Pêches de l’Elevage et des Industries animales, le Dr Taïga, viennent de signer à Yaoundé, la capitale camerounaise, une convention pour la sécurisation des zones de pêche sur le territoire camerounais, afin de combattre «la pêche illicite, non déclarée et non réglementée».
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Ainsi, la marine camerounaise, qui a réceptionné en novembre dernier trois navires neufs livrés par le groupe espagnol Aresa International, va se déployer sur les 360 kilomètres de côte maritime du pays, pour protéger les eaux territoriales de la pêche illicite, pour laquelle les Chinois, les Ghanéens, les Indiens et les Nigérians sont généralement mis à l’index.

Selon les sources de l’agence Ecofin, deux bateaux de pêche chinois, baptisés «Da Lian Yu 15027 et 15028», ont d’ailleurs été récemment arraisonnés au large des cotes camerounaises, avec à leur bord plus de 100 tonnes de poissons, qui ont été aussitôt vendus aux enchères.

Selon des sources internes au ministère des Pêches, la pêche illégale fait perdre au Cameroun des ressources halieutiques évaluées à environ 20 milliards de francs Cfa chaque année, alors que le pays dépense quelque 100 milliards de francs Cfa par an pour les importations de poisson.

La pêche illégale au Cameroun prend généralement la forme de ce que les experts appellent la technique du «chalut-bœuf » qui consiste à  jeter à l’eau un grand filet tiré de chaque côté par un bateau. Cette technique a le malheur de tout capturer, y compris les alevins, empêchant ainsi une reproduction des poissons. Car, en plus des autorisations réglementaires dont ils ne disposent généralement pas, les pêcheurs illégaux, renseignent-on au ministère des Pêches, utilisent souvent des filets aux mailles non réglementaires.

Par Agence Ecofin