Cameroun – Sécurité aux frontières : comment les 18 otages de Garoua-Boulai ont été libérés – 05/05/2014

Les 18 personnes enlevées en fin de semaine dernière dans la localité de Garoua-Boulai, région de l’Est, ont été libérés.

Abdoulaye Miskine, chef rebelle centrafricain du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) détenu au Cameroun.
Abdoulaye Miskine, chef rebelle centrafricain du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) détenu au Cameroun.

Selon le gouverneur de la région de l’Est, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, la libération de ces personnes est intervenue en deux phases, d’abord au terme des négociations avec des ravisseurs, ensuite grâce à un assaut des forces de sécurité camerounaise. La première riposte engagée juste quelques heures après l’attaque a permis la libération de sept otages. « Nos forces ont engagés la fouille au petit matin du 2 mai. Nos éléments se sont retrouvés nez à nez avec les rebelles, qui vont prendre la fuite. Il y’a eu des échanges de tirs nourris dans leur fuite deux otages vont s’échapper et se retrouver à la gendarmerie de Garoua-boulai », explique Samuel Dieudonné Ivaha Diboua. L’exploitation de ces personnes permettra d’entrer en contact avec les rebelles qui vont exiger la libération de leur leader un certain Abdoulaye Miskine détenu au Cameroun. Dans un premier temps les négociations ont abouti la libération de treize personnes. Les rebelles ont ensuite exigés qu’une rançon leur soit versée pour la libération du reste des otages. La partie camerounaise refuse, l’armée et les forces spéciales donnent l’assaut. Les preneurs d’otages surpris par l’ampleur de la riposte prennent la fuite et abandonnent les otages. Sur les antennes de la radiotélévision nationale (CRTV), le gouverneur de la région de l’Est a précisé que le Cameroun n’a payée aucune rançon, « nous n’avons pas cédé à ce chantage », a t-il souligné.

© Camerpost – Hakim ABDELKADER