Cameroun : Le Sdf condamne la répression des manifestants à Bamenda

Des députés et sénateurs SDF et UPC manifestent dans les rues de Bamenda | Ph. © BBC Afrique / Illustration

Le Nec appelle à la sanction des auteurs des morts enregistrées et l’instauration d’un vrai fédéralisme au Cameroun.

C’est à Bamenda et non plus à Yaoundé comme initialement prévu, que les membres du Comité exécutif national (Nec en anglais), du Social Democratic Front (Sdf) se sont retrouvés pour leur rendez-vous mensuel, du 10 au 11 décembre 2016. Actualité oblige, ils ont débattu des principales questions qui les préoccupent en ce moment. En interne, le 7ème congrès ordinaire du parti et, au plan national, les derniers événements sanglants qui ont secoué les chefs-lieux des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

« Nous sommes venus à Bamenda pour toucher du doigt l’ampleur des dégâts occasionnés par la répression des événements du jeudi 8 décembre 2016. C’est la manifestation de notre solidarité à l’égard des familles endeuillées par le régime de Yaoundé. Il n’était pas normal que nous en parlions à partir de la capitale politique du Cameroun », a confié au Jour un membre du conclave. Sur cette question, les membres du Nec ont condamné « l’usage disproportionné de la force et des armes face à des manifestants aux mains nues ».

Pour ces membres du Sdf, les manifestants ont l’excuse de la provocation, dans la mesure où ils ont réagi à des émissaires du pouvoir « condescendants », qui voulaient les défier. Dans leurs résolutions, ils demandent au gouvernement d’activer la justice pour interpeller et punir les auteurs des « tueries opérées sur des populations », à leur sens appauvries et narguées.

Ils exigent la « démilitarisation des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest », ainsi que la libération immédiate de toutes les personnes interpellées dans le cadre des activités ayant secoué la partie anglophone du pays pendant les quatre dernières semaines.

Les avocats anglophones soutenus

En plus des meetings organisés à Buéa et Bamenda pour rappeler l’option fédéraliste de l’Etat prise par leur parti, les hiérarques du Sdf dénoncent l’impunité et la provocation de la classe dirigeante, les « simulacres d’élections » organisés depuis toujours au Cameroun, qui ne permettent pas aux populations de se reconnaître dans leurs élus. Les camarades de Ni John Fru Ndi penchent pour un système fédéraliste qui garantit le caractère « bi-culturel et bi-judiciaire » de notre pays. Au plan social, le Sdf somme le gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires afin que l’école reprenne dans les écoles touchées par la grève des enseignants, « au plus tard le 9 janvier 2017 ».

Pour le reste, le 7ème congrès du parti aura lieu du 28 au 30 avril 2017. Le rapport du comité de préparation a été validé. Selon les textes du parti, aucun militant redevable ne pourra postuler à quelque fonction que ce soit. Par contre, ceux qui sont financièrement en règle sont non seulement électeurs mais aussi éligibles à toutes les fonctions de leur choix. Il leur suffit juste de s’accorder avec le code de bonne conduite du parti, rappellent les résolutions de la cette rencontre.

D’ores et déjà, ceux qui tiennent plusieurs fonctions ont été appelés à choisir. « Le cumul des fonctions est interdit ».

Source : © Le Jour

Par Franklin Kamtche

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