Cameroun : Sanzy Viany embrase Yaoundé le temps d’un concert – 28/09/2014

L’artiste musicienne Sanzy Viany et son équipe ont offert un spectacle sensationnel le vendredi 26 septembre dernier à l’Institut français de Yaoundé.

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Credit photo Idrissou Arabo et Herve Lemoine

Epoustouflant! C’est bien le qualificatif qui sied au concert donné vendredi par Sanzy Viany à l’Institut Français de Yaoundé. La standing ovation à elle accordée à la fin du spectacle offert ce soir-là en est la preuve.

La plastique avenante, une longue robe en tissu pagne de couleur beige, rose et rouge, un foulard assorti sur la tête, les pieds chaussés d’une paire de talons noirs, les bras couverts de colliers en bois. L’entrée en scène de Sanzy Viany dans la salle de spectacle de l’Ifc de Yaoundé n’est pas passée inaperçue. C’est par une salve d’applaudissements nourris que le public a accueilli son idole du jour. Après une mise entrain avec des reprises de « Me Teug » et « Bi Ne Tchama », deux titres tirés de son premier album intitulé « Akouma », elle va entamer la présentation de « Ossu » son nouvel album avec « Me Yen », « Et nye » qui est un hommage à son feu fiancé et père de son enfant, Hervé Maboma alias Faser; ensuite « Abui Ngang » qui signifie merci, etc.

Le temps d’une chanson, les choristes de la chanteuse vont se transformer en interprètes, reprenant alors une version originale du titre « Assimba », ceci alors que la star de la soirée va se faire une nouvelle toilette. Toujours en rose, cette fois en robe de soirée, le chignon tiré haut et perché sur des talons hauts, elle va réapparaitre sur le perron de la porte d’entrée. Elle va alors faire un accapela du titre « A Tara », une prière de remerciement à Dieu. Par la suite, elle sera rejointe, quelques chansons plus loin, par Erta, une autre chanteuse camerounaise vivant au Canada. Dans un duo tonique et plutôt sensuel avec l’artiste Erta, Sanzy chante la détermination dans la vie tout simplement. Pour la magnifier, la détester, pour prévenir ceux qui embrassent imprudemment la vie de se donner du courage. Alors que chante en Eton, Erta l’accompagne en mbo’o. Le texte de la chanson est tout un programme, et passablement une philosophie. La reprise en ngoumba du titre « Sitima » de la mama Anne Marie Ndzié par Sanzy viendra démontrer à suffisance le talent grandissant de cette jeune chanteuse qui termine à  peine la vingtaine. D’autres titres comme « Mpang Minga » qui salue le dynamisme des femmes, ou encore « Ding ma » qui veut dire aime moi, seront repris tout au long de la soirée.

Accompagnée à la basse par Ben, Yolo le nouveau chef d’orchestre au Clavier, Georges aux percussions et Stéphane à la guitare, Sanzy Viany va plaire. Les voix de Grace, Tati et Théo rehaussent de leur majesté les chœurs, et aussi les chorégraphies conçus pour ces chansons nostalgiques et autrement entraînantes. Le show sera donc parfait, ou presque.

Si la joie offerte par Sanzy et son équipe au public de ce soir-là est contagieuse, il y a à croire que l’album «Ossu» se fera une place de choix en haut du hit-parade de cette fin d’année. On n’en demande pas moins.

 

© Camer Post – Jeanne Ngo Nlend

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