Cameroun – Salon international de l’artisanat 2016 : Les innovations de la cinquième édition

Laurent Serge Etoundi Ngoa, le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA), au Salon international de l’Artisanat (SIARC) 2014 | DR
Laurent Serge Etoundi Ngoa, le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA), au Salon international de l’Artisanat (SIARC) 2014 | DR

Lors de son point de presse d’hier, le ministre Laurent Serge Etoundi Ngoa donné les détails sur cet événement prévu du 31 mars au 9 avril.

Imaginez-vous un objet d’art made in Cameroon, acheté à 10 000 F dans une foire au Cameroun et que ce même objet soit proposé à près de 1 500 dollars soit environ 780 000 F dans un musée à Atlanta aux Etats-Unis. Par cette comparaison, le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA), Laurent Serge Etoundi Ngoa, a voulu témoigner de l’importance du secteur et de la qualité des objets d’art que réalisent nos artisans. C’était au cours du point de presse tenu hier à Yaoundé, relatif à l’organisation de la cinquième édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC). Placée sous le haut parrainage du président de la République, cette rencontre internationale est une opportunité pour les artisans. Un rendez-vous du donner et du recevoir à l’échelle nationale et internationale qui va constituer une plus-value pour ces derniers qui n’auront rien à débourser pour participer à ce Salon. « Tout est gratuit pour les artisans nationaux, le transport, les stands, l’hébergement et même la collation », a rassuré Laurent Serge Etoundi Ngoa.

En présence du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, le MINPMEESA a indiqué que ces œuvres d’art devraient s’arrimer aux normes internationales pour être compétitives sur le marché. Prévu du 31 mars au 9 avril prochain, le SIARC va se tenir sur deux sites. La principale place se trouve être le parc des expositions de Tsinga où il est prévu l’installation de 550 stands. La partie basse des palais des Congrès va, quant à elle, accueillir 50 exposants. Le budget alloué pour cette manifestation est de 600 millions de F. Cet argent sera mis sous forme de marchés, soumissionnés par les opérateurs économiques. Concernant toujours le prix des objets d’art, le ministre a indiqué, que beaucoup de nos objets d’art sont exposés et vendus à prix d’or. Il est donc question que certaines opérations soient mises sur pied, notamment la normalisation des articles. Le commerce électronique est également une piste à explorer pour la valorisation des objets et l’homologation des prix. Afin que l’artisan puisse vivre de son art. Toutes ces opérations seront également pratiquées dans les villages artisanaux. Concernant les participants, en dehors des artisans camerounais, beaucoup d’autres nationalités seront présentes. Il y a notamment des exposants qui viendront de l’Europe, de l’Amérique et même du Moyen-Orient. Pour cette édition, deux nouveautés sont prévues. Selon Laurent Serge Etoundi Ngoa, le problème environnemental ne peut pas être mis de côté parce que des matériaux liés à l’environnement sont utilisés par les artisans. L’autre innovation à inclure dans cette édition concerne l’aspect humanitaire où la pharmacopée aura une place de choix. Le Centre international artisanal sera aussi mis à contribution puisque les invendus du SIARC seront exposés pendant près de trois mois dans cet espace afin d’aider les artisans à écouler leur éventuels stocks.

Source : © Cameroon Tribune

Par Josy MAUGER