Cameroun – Saison sèche : Attention aux aliments de la rue !

Attention aux aliments de la rue en saison sèche | Illustration/DR
Attention aux aliments de la rue en saison sèche | Illustration/DR

Avec l’arrivée de la poussière, ils exposent les consommateurs à de nombreuses maladies. Malgré le déploiement de la poussière dans les différents quartiers de Yaoundé, de nombreux commerçants spécialisés dans la vente des aliments dans la rue continuent de mener leurs activités. Ceci sans se soucier des conditions d’hygiène qui exposent leurs clients à de nombreuses maladies. Des « braiseuses » de poissons ou de maïs en passant par les vendeuses de beignets et de haricot jusqu’aux vendeurs ambulants de brochettes, poulets et poissons frits.

Et même de crudités ou de fruits pelés : ananas, papayes, pastèques, oranges. « Si nous arrêtons de vendre à cause de la saison sèche, comment allons-nous pouvoir nourrir nos enfants et subvenir aux besoins du ménage ? », interroge Marie Tankeu, « braiseuse » de poisson au lieu-dit carrefour Ancien 6e à Etoudi. Tout à côté d’elle, Géraldine Onomo continue de griller du maïs sans se soucier du nuage de poussière soulevé par un camion de passage. Malgré tout, les clients n’en finissent pas de s’alimenter aux abords des rues. « C’est Dieu qui nous garde et en plus, le feu tue les microbes. Le Noir ne meurt pas de saleté », lâchent des consommateurs en pleine dégustation.

Pourtant, la consommation des grillades et autres nourritures exposées aux intempéries cause de nombreuses maladies. Dans les hôpitaux, les médecins généralistes sont de plus en plus sollicités. Au Centre de santé catholique Marie Reine d’Etoudi, les techniciens de laboratoire assurent que les cas de levures, vers intestinaux et amibes se multiplient chez les enfants et les adultes. Dans les boxes réservés aux malades, la majorité se plaint des maux de ventre. « C’est après avoir consommé du soya qu’une fois rentré dans la nuit j’ai commencé à me sentir très mal. J’ai dû prendre un médicament en attendant de me faire consulter ce matin. Et là, le médecin m’a interdit de consommer toute sorte de grillades sauf celles faites à la maison », a expliqué Anne Ola.

Dans les formations hospitalières, le personnel sanitaire avoue qu’en cette période, de nombreux cas de levures et fièvre typhoïde sont de plus en plus enregistrés. « Les cas les plus récurrents sont aussi les gastro-entérites. Les populations devraient faire un peu plus attention à ce qu’elles mangent, parce que c’est une saison délicate où l’on peut perdre la vie après avoir mangé un aliment souillé », conseille un médecin.

Source : © Cameroon Tribune

Par Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG

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