Cameroun – Robert Nkili : « les véhicules clandestins ne sont pas interdits à Yaoundé, ils doivent régulariser leur situation » – 12/05/2015

Robert Nkili, Ministre camerounais des Transports | Photo d'archives
Robert Nkili, Ministre camerounais des Transports | Photo d’archives

Le ministre camerounais des transports s’est exprimé récemment au sujet de l’interdiction de circuler dans la ville de Yaoundé pour les véhicules clandestins communément appelés « clandos ». Dans une interview, le patron des transports souhaite que les propriétaires de ces véhicules se conforment à la réglementation en vigueur.

Monsieur le ministre que doit-on comprendre exactement à travers l’agitation autour du transport par le véhicules « cargo » dans la ville de Yaoundé ?

Il faut que les gens comprennent qu’on ne peut pas vivre en faisant fi de la loi et des normes. Les clandos se sont des gens qui refusent de rentrer dans le transport de façon officielle avec tout ce que cela implique notamment : une licence de transport, les impôts et autres taxes communales. Nous ne pouvons pas laisser perdurer cette situation. Nous somme dans un Etat de droit chacun doit respecter les lois et règlements de la République c’est de cela qu’il s’agit.

Le transport urbain à Yaoundé est extrêmement difficile avec la quasi absence des bus. Avec quoi va-t-on remplacer les clandos qui rendent bien service aux populations ?  

Je ne demande pas que ces véhicules disparaissent. Mais je demande que la pratique cesse. Ces transporteurs qui gagnent leur vie à travers cette activité doivent respecter la réglementation en vigueur. Cela passe par le dépôt en bonne et due forme d’un dossier au ministère des transports afin de recevoir une autorisation. C’est de cela qu’il s’agit. L’objectif n’est pas diminuer le nombre de véhicules sur nos routes, mais je voudrai que les véhicules qui circulent sur nos routes soient en règle.

Le constat qui est fait laisse dire qu’il existe des complicités au niveau de la sécurité voire du contrôle sur les routes sinon comment comprendre que les surcharges et autres cercueils roulants continuent de circuler librement ?

Vous savez un Etat se construits sur le long terme. La bataille qui est la notre n’est pas de la seule responsabilité du ministère des transports. Nous travaillons avec le Secrétaire d’Etat à la Gendarmerie et avec le Délégué Général à la Sûreté Nationale. Ces derniers sont chargés de faire les contrôles sur les routes, et nous leur demandons de faire leur travail sans complaisance. Il question de maintenir la pression à travers des opérations coup de poing. Il y’a trois cent officiers de police judiciaire, des fonctionnaires du ministère des transports qui prêteront main forte aux forces de maintien de l’ordre pour que nos compatriotes qui ne veulent pas respecter les lois et règlements commencent à y réfléchir.

Certains de ces véhicules sont en très mauvais état donc ne devrait même pas circuler en principe mais s’ils obtiennent les documents nécessaires ils seront toujours un danger pour les populations…

Nous avons mis en place un comité qui réfléchi en ce moment sur l’âge des voitures qui doivent entrer au Cameroun. Le ministère du commerce est associé à cette réflexion. Nous travaillons également avec les syndicats du secteur et nous arriverons bientôt à des résultats. Nous fixerons un âge pour l’importation des véhicules et le ministère de finances saura quoi faire.

En attendant nous avons notre parc de très veilles voitures…

Je suis un citoyen comme vous et je vois bien ces véhicules circuler au quotidien. Je confirme qu’une bonne partie des véhicules qui circulent sont des guimbardes qui méritent d’aller à la casse.

L’alternative se serrait quoi pour les populations d’après vous ?

Prenons le cas de Yaoundé par exemple, ils y a des cars qui font le transport entre le centre urbain et les périphéries notamment pour l’université de Yaoundé II. Ces gens là sont bien organisés et travaillent de l’ordre et la discipline. C’est un exemple qui illustre qu’il est possible d’avoir ce mode de transport dans nos villes. Cela se fait ailleurs dans d’autres pays. Nous pouvons introduire ce mode de transport aux côtés de taxis classiques. Je suis en train de faire préparer un texte qui va intégrer les petits cars de quinze places dans le transport urbain. Mais tout cela doit se faire dans le respect des lois et des normes.

© CamerPost – Propos recueillis Hakim ABDELKADER

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Chrysologue Tcheuffa

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