Cameroun – Revue de presse : Forte teneur d’économie en couverture des journaux

Une forte teneur de sujets à caractère économique flottait dans les pages des journaux camerounais parus mardi, après un lundi férié consécutif à la fête de fin de Ramadan.

Cameroun – Revue de presse : Forte teneur d’économie en couverture des journaux

«Inertie gouvernementale : Philemon Yang justifie les tares de son équipe» est le titre qui barre la couverture de La Nouvelle Expression, allusion à la séance houleuse de questions aux Premier ministre par les députés en fin de semaine dernière.

Le chef du gouvernement a ainsi, selon la publication, eu du mal à expliquer pourquoi la plupart des projets de développement, annoncés en grande pompe, peinent à décoller et ce au moment où le processus de décentralisation, censé donner plus d’autonomie financière aux structures étatiques locales, traîne le pas.

Le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune ne semble pas avoir vécu les choses sous le même angle, surtout au plan des préparatifs de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football que le pays doit accueillir en 2019 et au sujet de laquelle Philemon Yang a plutôt été convainquant devant la Représentation nationale.

Chez Le Quotidien de l’Économie, c’est le poids de la dette qui préoccupe, avec une enveloppe de 5383 milliards FCFA à fin mai dernier, un risque de surendettement jugé modéré, des créances publiques encore viables mais une consommation à surveiller de près, par ces temps où le Cameroun rentre dans un nouveau processus d’ajustement structurel avec le Fonds monétaire international (FMI).

Les choses se compliquent d’autant que, renchérit L’Essentiel, les Accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne (UE) sont en train de plomber les recettes douanières, avec un manque à gagner énorme enregistré en 10 mois seulement.

Le Cameroun a perdu 600 millions FCFA de recettes douanières depuis le 4 août 2016, étaye CamerPress, non sans évoquer «la grande peur de l’APE» aujourd’hui, qui réside sur le fait que les pertes atteindront près de 115 milliards FCFA au bout de 8 ans.

A cheval entre l’économie et la sécurité, Émergence se penche sur le coût de la guerre contre la secte islamiste Boko Haram dans l’Extrême-Nord du pays, mettant davantage l’accent sur la recrudescence des attaques meurtrières de ces dernières semaines.

Dépêché au front en «sapeur-pompier» par le président Biya en fin de semaine le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, a tenté de ramener la sérénité dans les rangs des soldats sur fond de mécontentement et de démotivation.

«On se demande néanmoins s’il n’est pas préférable, pour le commandement militaire, de prévenir certaines crises au sein de la grande muette» plutôt que de sévir systématiquement, chaque fois que des militaires en guerre exigent un meilleur traitement.

© CAMERPOST avec APA