Cameroun – Repassage des seins : 5,2% de jeunes filles touchées par le phénomène

5,2% de jeunes filles sont touchées par le phénomène de Repassage des seins | Ph. Archives

Malgré les tapages et campagnes de lutte autour de cette pratique aux conséquences physiques, sociologiques et psychologiques énormes, le repassage des seins suit son cours dans le pays.

Selon des études menées par l’Agence de coopération internationale allemande (GIZ), en 2006, 24% des Camerounaises auraient subi des mutilations génitales. L’Organisation Mondiale de la Santé-OMS, entend par mutilations génitales, « Des interventions qui altèrent ou lèsent intentionnellement les organes génitaux externes de la femme pour des raisons non médicales ».

Les buts visés

 Le phénomène est rampant dans la société camerounaise. Le massage ou repassage des seins vise à retarder la sexualité, la croissance des seins des jeunes filles afin de les tenir à l’écart des hommes. Chez certains,  c’est un rituel, c’est générationnel. Chez des Bamoun de l’ouest Cameroun, ce sont certaines filles qui se soumettent à la pratique pour échapper au mariage, une pratique très courante qui consiste à envoyer les jeunes filles trop tôt dans les foyers (à partir de 13 ans).

Le repassage est très fréquent chez les filles dans les toutes régions du Cameroun qui veulent faire du sport de haut niveau. Marthe est une athlète, elle a été soumise à la pratique sur les conseils de sa mère. Sa poitrine est presque dégarnie.

En outre, avec la poussée du taux de grossesses précoces les filles se débarrassent de leur masse-poitrine. D’autres le font pour fuir les viols en pleine recrudescence dans notre société.

Les chiffres

D’autre part, la pratique est récurrente dans les communautés chrétiennes et animistes. Selon au terme d’une étude de 2006,  les Dr. Flavien Ndongo et Germain Ngo’o la pratique du massage des seins est une torture pour les jeunes filles de 12 ans en moyenne sur un échantillon de 5 000 femmes dans tout le pays. Les chiffres parlent de parlent de 53% d’adolescentes concernées dans le Littoral, soit 3,8 millions de filles. 58% des filles ont été massées par leur mère.

La célébration d’une journée internationale consacrée aux violences faites aux femmes est née de l’assassinat des sœurs Patricia et Minerva et Maria Mirabal par le gouvernement de la république dominicaine parce qu’elles protestaient contre les violences que le pouvoir leur faisaient subir. C’était en 1960. Héritières, les trois sœurs ont vu leurs biens confisqués par  le gouvernement du dictateur Rafael Trujille. La journée a été instaurée par l’Organisation des Nations Unies en 1999.

© CAMERPOST par Augustin TACHAM

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Mélanine

@ReacNoire Wtf?

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