Cameroun – Rentrée scolaire 2016 : les enseignants du primaire peu outillés pour une éducation de qualité

Les enseignants du primaire peu outillés pour une éducation de qualité | Illustration/ DR
Les enseignants du primaire peu outillés pour une éducation de qualité | Illustration/ DR

C’est pour cette raison que le Ministère camerounais de l’Education de base et le comité de coordination de l’Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres (Ifadem) sont sur le terrain. A la faveur d’un atelier de co-construction qui se tient depuis ce 29 août 2016 à Yaoundé. Durant deux jours, les enseignants du primaire du Cameroun vont avoir l’occasion de mieux comprendre les principes et les objectifs de la formation à distance.

Comme l’a remarqué CAMERPOST, l’objectif de ce partenariat est d’établir un diagnostic des besoins et des opportunités en termes de formation continue des enseignants du primaire au Cameroun, afin de co-construire le dispositif de formation qui sera mis en œuvre dans le cadre d’Ifadem. Pour le pays de Samuel Eto’o Fils, la nation veut s’engager dans une dynamique vouée à améliorer l’accès, la qualité et la gestion du système éducatif notamment à travers les programmes d’universalisation du cycle primaire, le développement du préscolaire, l’alphabétisation, la gouvernance et l’appui institutionnel.

Quant à l’Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres, telle que lue sur son site, elle est co-pilotée par l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf). Elle intervient dans le domaine de la formation continue des enseignants de l’éducation de base et du renforcement des capacités des acteurs, des structures et des institutions nationales en charge de la formation initiale et continue des enseignants.

La co-construction est un des principes fondamentaux d’Ifadem. Elle consiste à considérer à toutes les étapes de la conception et de la mise en œuvre de l’Initiative, les analyses, les besoins et l’expertise de toutes les parties prenantes. Ce faisant, elle permet de garantir un alignement fort avec les priorités du pays, ainsi que l’utilisation la plus pertinente des moyens disponibles, afin de parvenir aux résultats escomptés. L’atelier précité constitue donc un moment fort dans la mise en place d’Ifadem.

« Il permet d’obtenir une bonne compréhension commune des objectifs de l’Initiative, des moyens à mettre en œuvre ainsi que des rôles et prérogatives de chaque institution et acteur impliqués », ont fait savoir les organisateurs. Une action qui vient à point nommé puisqu’au Cameroun, l’éducation de l’émergence ne se fera pas sans une formation de qualité. Et dans tous les pays qui attachent un prix à une éducation de qualité, des restrictions qui sont même érigées en normes gouvernent l’école.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

  • toutes les années, on fait les gros titres mais le problème demeurt. le système éducatif camerounais dans son ensemble est à revoir. j’ai beaucoup de respect pour ces enseignants du primaire, qui malgré la prise tardive en solde, la mauvaise qualité des salaires et des établissements difficilement accessibles font leur travail avec passion