Cameroun – Rentrée scolaire 2016-2017 : les librairies dans l’attente

Les librairies dans l’attente de la rentrée scolaire | Photo d'illustration
Les librairies dans l’attente de la rentrée scolaire | Photo d’illustration

Bien que les fournitures soient déjà disponibles, les parents traînent encore le pas à Yaoundé.

Moins de deux mois avant la rentrée scolaire 2016-2017, les librairies bien qu’achalandées n’attirent pas encore les parents. Au niveau des rayons réservés aux livres scolaires, le visiteur circule aisément. Un tour effectué hier matin dans ces espaces commerciaux à Yaoundé permet de constater que les listes des manuels sont disponibles avec prix à l’appui. A la librairie-papeterie Fe Tchuente, il y a comme un frémissement dans les préparatifs. Les cahiers, les livres et autres manuels scolaires sont bien visibles. D’après Joseph Stéphane Tasse, commercial, 60% des livres au programme sont disponibles. Ici, le ravitaillement de nouveaux livres n’est malheureusement pas effectif. Et pour cause ! « Nous avons reçu la liste des livres scolaires il y a à peine deux semaines. Nous étions la semaine dernière à Messapresse, notre fournisseur, et rien n’était encore disponible. La difficulté étant que, la plupart de ces bouquins sont édités par les nationaux. Mais ceux-ci ne se pressent pas et attendent la dernière minute pour se précipiter. Alors que la rentrée scolaire est proche », regrette notre source.

Autre lieu, même ambiance, cette fois à la librairie des Editions Clé. En ces lieux, la différence réside dans le fait que deux parents d’élèves, leurs listes de manuels scolaires entre les mains, font leurs emplettes dans ce domaine. « Je prévois toujours les choses à l’avance. Ceci pour ne pas être submergé à la dernière minute. Je préfère m’approvisionner tôt puisque j’ai déjà inscrit mes enfants », confie un parent. Mais pour le gérant du rayon, Oscar Tsopfack, l’ambiance est encore timide. « La plupart des livres au programme sont disponibles. Seulement, nous constatons que la majorité des parents n’ont pas encore inscrit leurs progénitures. C’est pourquoi ils ne se pressent pas. Ceux qui viennent ici ont un seul souci, les prix des livres et repartent aussitôt sans rien acheter », déplore le libraire.

Source : © Cameroon Tribune

Par Assiatou NGAPOUT M.