Cameroun : La rentrée scolaire 2014 et ses enjeux – 21/08/2014

Dès lundi 8 septembre prochain, les carillons de la rentrée scolaire sonneront à nouveau. Elèves, de la maternelle au secondaire, en passant par le primaire, abandonneront alors jeux et autres vadrouilles pour renouer avec leurs livres et cahiers.

Des élèves posent - Photo d'illustration.
Des collégiens posent – Photo d’illustration.

Alors même que les familles s’activent dans les préparatifs pour assurer la réussite de cette séquence à leurs progénitures, l’on garde encore dans la bouche l’arrière-goût amer d’une année scolaire précédente en demi-teinte. En effet, les taux de réussite dans différents examens, officiels et de passage, n’ont pas atteint les cimes espérées. Par ailleurs, la multiplication des actes d’indiscipline caractérisée, parfois d’une rare violence, a régulièrement suscité interrogation et indignation. A la fois du corps enseignant et du public. Raisons pour lesquelles, au sein des familles, des établissements scolaires et même des autorités administratives compétentes, l’heure est aux concertations. Pour trouver les voies et moyens permettant d’améliorer le niveau général des élèves camerounais, ainsi que leur conduite globale.

Ainsi, dans les états-majors des écoles publiques et privées, l’on envisage d’investir dans une meilleure acquisition des connaissances par les élèves, afin de booster les taux de réussite aux examens. « Nous travaillons à une nouvelle organisation du temps scolaire. Etant donné que nous sommes dans un système de journée continue, nous avons remarqué que les élèves sont généralement fatigués et peu attentifs dans l’après-midi, surtout pendant les périodes de fortes chaleurs. C’est pourquoi nous avons recommandé l’enseignement des fondamentaux au moment où les enfants sont le plus concentrés et ont la mémoire fraîche. Ainsi dans les emplois de temps, nous avons réservé les matinées aux matières de base. De plus, la journée est rythmée sur une certaine cadence : les cours d’une heure succèdent à ceux de deux heures », explique le proviseur d’un lycée de la place.

Dans différents établissements, l’accent est également mis sur une sélection rigoureuse du personnel enseignant. Jusqu’à présent, le secteur privé en général, -l’enseignement confessionnel particulièrement-, tire bien son épingle du jeu. Dans les ministères compétents, l’on en a conscience. D’où les grandes manœuvres pour arrimer le secteur public. « Il s’agit de déployer des enseignants en nombre suffisant et de bon niveau dans les établissements scolaires concernés. Nous avons les zones reculées qui sont prioritaires dans les opérations y relatives. La contractualisation des maîtres des parents et des instituteurs vacataires répond à ce besoin », explique un responsable au ministère de l’Education de Base.

Mais pour que le défi du succès soit véritablement relevé, les familles et les élèves ont leur partition à jouer. A commencer par l’acquisition des fournitures scolaires. « Un élève qui n’a pas de livres ou le matériel adéquat tâtonne et ne peut guère aller loin. Nous insistons sur ce fait auprès des parents et procéderons par conséquent aux contrôles nécessaires dès le premier jour des classes », assure le directeur d’une école primaire à Yaoundé. Afin de préserver le pouvoir d’achat des familles, les autorités compétentes ont fait des efforts : les listes de livres ont été publiées longtemps à l’avance. Certains livres ont même été inscrits au programme pour plusieurs années, question de réduire les dépenses à chaque rentrée scolaire. De plus, les prix des ouvrages scolaires sont homologués et maîtrisés. Reste plus aux élèves qu’à rentrer dans la danse, fournissant les efforts attendus. C’est dans leur intérêt.

Source : Cameroon Tribune

Par Yvette MBASSI-BIKELE

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