Cameroun : la renationalisation du secteur de l’eau potable confirmée

Cameroun : la renationalisation du secteur de l’eau potable confirmée

Le Premier ministre camerounais, Philemon Yang, a présidé lundi une réunion consacrée à la «mise en œuvre des formalités de clôture du contrat d’affermage» liant, depuis une décennie, le pays à La Camerounaise des Eaux (CDE), filiale de l’Office national de l’eau potable (ONEP) du Maroc, a appris APA de sources introduites.

Au cours de ladite réunion, les principaux responsables du secteur ont été invités à faire le point des mesures envisagées à leur niveau en vue de la reprise en main, par l’entreprise de patrimoine Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER), de la gestion de l’exploitation des services jusque-là affermés notamment l’administration, le personnel, les équipements, le matériel, les archives, etc.

La clôture technique du contrat d’affermage avec La CDE concerne, entre autres, l’inventaire, la vérification et l’inscription dans les comptes des biens et droits affectés au service de l’eau, la restitution des biens de retour en état normal d’entretien et de fonctionnement, l’évaluation et la répartition des droits réciproques.

Selon les mêmes sources, l’application des mesures suscitées devrait intervenir au plus tard le 31 août prochain, pour tenir compte des clauses contractuelles de 6 mois avant la rupture définitive, appelée à intervenir en début mai 2018.

En août 2016, déjà, le ministre de l’Eau et de l’Énergie (MINEE), Basile Atangana Kouna avait, en exécution de «hautes instructions de la hiérarchie», informé les responsables de La CDE que le contrat d’affermage du service public pour l’alimentation en eau potable des centres urbains et périurbains, qui concerne actuellement 110 représentations, «ne sera pas renouvelé».

Cinq mois plus tôt, c’est le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, qui demandait au ministre de «proposer, dans un délai d’un mois, un mécanisme de gestion de l’eau potable en explorant toutes les possibilités, y compris le recours à une entité publique».

La CDE est, depuis plus de cinq ans, l’objet de vives critiques, aussi bien des consommateurs que des autorités, qui lui reprochent non seulement une qualité de service approximative mais également une fâcheuse tendance à la surfacturation.

© CAMERPOST avec APA