Cameroun – Religion : La paix c’est l’avenir – 04/09/2014

Le message est porté depuis Douala par la communauté chrétienne Sant’Egidio de la ville. C’est au cours d’une rencontre interreligieuse de prière pour la paix au Cameroun et dans le monde.

Le monde vit sous tension. Dans le septentrion camerounais et nigérian, le combat entre Boko haram et les armées des deux pays se perpétue. En République centrafricaine, le combat interreligieux n’est pas fini. En Israël et Palestine, les bombardements se poursuivent. En prenant juste ses quelques exemples de conflits contemporains, on dénombre des milliers de morts. Il est temps que l’amour reprenne vie entre les humains pour qu’on vive dans un climat de paix. Dans un climat sain et harmonieux. L’espoir d’aboutir à ce stade de paix et d’harmonie pourra surgir à la suite de cette rencontre interreligieuse de prière pour la paix organisée à Douala par la Communauté Sant’Egidio. Un événement qui « rentre dans le cadre de notre service pour la paix et de la solidarité avec les pauvres. Cet événement a plus d’intérêt pour notre pays avec la situation actuelle », explique Emile Arsèle Nguetcheu, le président de la communauté Sant’Egidio de Douala. Cette rencontre se tiendra le 13 septembre 2014 au Centre des Foccolari (face collège De La Salle) sous le thème « La paix c’est l’avenir : religions et cultures en dialogue, cent ans après la première guerre mondiale ». Ce choix est dû au fait que « le Pape François et la communauté œuvrent pour la paix et souhaitent continuer cette action avec le dialogue pratique et en y joignant plus de leaders religieux, culturels, d’associations internationales et des hommes politiques », ajoute Emile Arsèle Nguetcheu.

L’événement de Douala se tient en marge de la 28ème rencontre interreligieuse de prière pour la paix qui se tient du 7 au 9 septembre 2014 à Anvers en Belgique. Le choix de cette ville, à l’occasion du tragique anniversaire d’un conflit qui a ensanglanté l’Europe entière, répond à l’exigence d’apporter l’« esprit d’Assise » dans le monde d’aujourd’hui, sans perdre la mémoire de l’histoire, mais sans renoncer pour autant à l’engagement dans le présent, qui nous demande de « garder allumée la lampe de l’espérance, en priant et en travaillant pour la paix », comme le disait le pape François en recevant en audience les participants à la Rencontre de Rome, le 30 septembre 2013. Ainsi donc, la rencontre d’Anvers se propose de répondre à l’exigence croissante de dialogue pour la paix et n’entend pas éluder une réflexion juste sur les crises contemporaines, sur le thème dramatiquement actuel des persécutions des chrétiens et sur le risque d’une justification religieuse de la violence. Vivement que les prières et réflexions de ces différentes rencontres atteignent les cœurs durs et des assaillants.

© Camer Post – Frank William BATCHOU

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