Cameroun : regain de tension entre MESSAPRESSE et les éditeurs de presse

regain de tension entre MESSAPRESSE et les éditeurs de presse | DR/Illustration

La tension qui existe depuis quelques mois entre les éditeurs de presse au Cameroun et la société de droits français Messagerie de presse (MESSAPRESSE) la société distributrice des journaux, est monté d’un cran lundi et mardi, avec la mise à exécution de la menace de MESSAPRESSE de ne plus distribuer les journaux locaux.

En effet, la société de distribution n’a pas distribué les journaux locaux, mettant ainsi à exécution son intention d’arrêter cette activité, à cause des méventes qui pourraient un entraîner un déficit de 280 millions de francs CFA cette année.

L’entreprise qui continue d’assurer la distribution des journaux français et des livres, avait donné un ultimatum jusqu’au 31 mars 2017 pour trouver de nouveaux termes au contrat de distribution des journaux locaux au Cameroun.

D’après des témoignages concordants, avant la fin de cette échéance, MESSAPRESSE a choisi de signifier à certains journaux, la fin pure et simple de la collaboration. A d’autres publications, le distributeur a proposé un nouveau contrat qui lui octroie désormais 55% de la vente d’un numéro de journal.

« La démarche est inacceptable et irrespectueuse. Elle s’est faite sans concertation, et avec condescendance », s’indigne Guibai Gatama, directeur de la publication du tri- hebdomadaire L’œil du sahel.

Une position partagée par Haman Mana, directeur de publication du quotidien Le Jour, par ailleurs, président de la Fédération des éditeurs de presse du Cameroun (FEDIPRESSE) qui précise que « pour nous c’est terminé avec MESSAPRESSE, dès ce lundi, nous trouverons d’autres solutions ».

En attendant, la presse locale s’est essentiellement appuyée sur ses réseaux de distribution parallèles, même si les journaux sont arrivés dans les kiosques MESSAPRESSE qui sont gérés par des particuliers.

Alors que le divorce est presque consommé avec MESSAPRESSE, les éditeurs de presse mettent en avant les négociations avec la Cameroon Postal Services (CAMPOST), une entreprise publique qui devrait prendre le relais, d’ici fin avril.

© CAMERPOST avec © APA

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