Cameroun – Réforme hospitalière : le chantier relancé

Le chantier de la réforme hospitalière relancé | Illustration/DR
Le chantier de la réforme hospitalière relancé | Illustration/DR

Les parties prenantes du système sanitaire en concertation mardi à Yaoundé en vue d’améliorer l’accès des populations aux soins de santé de qualité.

C’est parce que le système hospitalier camerounais n’assure pas encore à la perfection les missions qui lui sont assignées dans la prise en charge des malades, que 180 experts se sont réunis mardi à Yaoundé en vue d’un changement profond. Ainsi, pour améliorer l’accès des populations aux soins de santé de qualité et opérer des performances dans les différentes formations hospitalières, le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda a invité les participants à l’atelier sur la réactualisation de la réforme hospitalière au Cameroun à trouver des esquisses de solutions idoines pour le bonheur des patients. Une rencontre qui intervient après un diagnostic du système des soins effectué entre 2003 et 2005 et qui a abouti à la mise sur pied d’un document sur la réforme hospitalière. « Au terme de cette mise au point, nous réalisons que la réforme hospitalière est un processus complexe qui représente un véritable défi dans notre contexte sans système de couverture sanitaire universelle », a expliqué André Mama Fouda. Pour le Minsanté, cette réforme devient donc une nécessité. « Elle est réalisable mais exigeante car bien menée, elle devra conduire à une profonde rupture avec les mentalités et les habitudes du passé. Elle nécessite une forte volonté politique et une action soutenue pendant de nombreuses années pour atteindre un niveau suffisant de mise en œuvre du nouveau système et garantir sa pérennité », a rappelé le ministre.

Après cet état des lieux, les experts vont élaguer les douze chantiers retenus de cette réforme. Il s’agit entre autres de l’organisation du système national de prise en charge des urgences, le renforcement de l’accueil et des entrées dans les hôpitaux, la gestion et la maintenance des infrastructures et équipements hospitaliers, la formation continue et la motivation des personnels hospitaliers. A cela s’ajoute la révision des textes qui régissent les formations hospitalières. « La réglementation que nous utilisons dans la gestion de nos hôpitaux date de 1968 et entre-temps certains ont grandi à l’instar de l’Hôpital central de Yaoundé ou Laquintinie à Douala. Tout ceci ne permet pas un bon fonctionnement de ces structures donc tout est à revoir. Chaque hôpital doit apprendre à construire son plan de développement, à prévoir et utiliser les ressources en fonction de tous ces paramètres », a indiqué Samuel Kingue, conseiller technique au Minsanté. Des réflexions mûries qui vont enrichir le plan d’action actualisé de ladite réforme qui, d’après le Minsanté sera mis en œuvre à l’horizon 2017-2021 dans une première phase sur toute l’étendue du territoire.

Source : © Cameroon Tribune

Par Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG