Cameroun – Réduction de la mortalité maternelle : 40 millions de Fcfa pour la formation des sages-femmes à l’hôpital Laquintinie

Une vue de la nouvelle maternité de l'hôpital Laquintinie de Douala | © CAMERPOST / Linda Mbiapa
Une vue de la nouvelle maternité de l’hôpital Laquintinie de Douala | © CAMERPOST / Linda Mbiapa

La coopération allemande via la Giz vient d’offrir à l’hôpital Laquintinie de Douala du matériel médico technique d’une valeur de 40 millions de Fcfa. Il s’agit entre autres des tensiomètres, tables gynécologiques, tables chauffantes pour les nouveaux nés, des aspirateurs, des boîtes d’accouchements, etc.

L’objectif est de réduire la mortalité maternelle à travers la formation des sages-femmes. La santé de la femme enceinte reste un sujet préoccupant au Cameroun. D’après les chiffres évoqués par le Ministère de la Santé Publique, le Cameroun enregistre sur 100 000 naissances 700 femmes qui perdent leur vie.  De même sur 1000 naissances, 100 bébés au Cameroun décèdent. Face à cette situation, la coopération germano-camerounaise par la Giz vient donc au secours de la cible. C’est au total 13 formations sanitaires qui ont bénéficié d’un tel don. En présence du représentant du délégué régional de la santé publique pour le Littoral.

La sage-femme exerce un métier délicat. Elle assure le suivi de la grossesse normale. Son intervention est d’ordre à la fois médical (échographies, surveillance du fœtus, dépistage des facteurs de risques…) et psycho-social (suivi psychologique de la future mère, séances de préparation à l’accouchement). Dans un centre de Pmi (protection maternelle et infantile) ou de planification familiale, la sage-femme joue surtout un rôle d’information et de prévention : séances d’information, visites à domicile, sensibilisation aux risques d’accouchement prématuré…D’où l’urgence d’une bonne formation pour une santé de qualité tant pour la femme enceinte que pour l’enfant. À l’hôpital, la sage-femme assure les accouchements seule dans 70 % des cas. Elle surveille, pas à pas, l’évolution du « travail » jusqu’à la naissance. Si un risque se révèle ou qu’une césarienne est à prévoir, elle fait appel au gynécologue-obstétricien ou au chirurgien.

Après la naissance, avec la puéricultrice, elle examine le nouveau-né, contrôle ses réflexes et sa bonne santé. Lorsqu’elle exerce en libéral, au domicile, elle intervient sans la présence d’une équipe médicale : mieux vaut une solide expérience derrière soi. Voilà qui explique le matériel haut de gamme offert dans les hôpitaux de Douala. Entreprise fédérale reconnue d’utilité publique, la Giz intervient essentiellement pour le compte du gouvernement fédéral allemand ainsi que pour des clients internationaux et des gouvernements d’autres pays. Elle contribue à la réalisation des objectifs fixés par le gouvernement fédéral en matière de coopération internationale pour le développement durable, et s’engage activement en faveur de la formation internationale, aidant les individus et les sociétés du monde entier à développer leurs propres perspectives et à améliorer leurs conditions de vie.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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