Cameroun – Rapatriement des réfugiés nigérians dans l’Extrême-Nord : le HCR nie toute implication

Le HCR nie toute implication dans le rapatriement des réfugiés nigérians dans l’Extrême-Nord du Cameroun | © HCR/D.Mbairem

Dans un communiqué de presse publié ce jour à l’attention des hommes et femmes des médias, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) dément certaines informations relayées par quelques agences de presse à l’instar des sites apanews.net et camerpost.com. Et soutient mordicus que « le HCR n’a pas coordonné et n’est en aucun cas impliqué dans les opérations de rapatriement des réfugiés nigérians menées au cours de la période du 10 au 15 février derniers dans les localités de Kolofata et Kerawa dans la région de l’Extrême-Nord Cameroun », peut-on lire dans le document qui indique que « bien au contraire, le HCR est très préoccupé par cette situation et déploie nombre d’efforts pour garantir le respect du principe international de non refoulement afin de garantir le droit à l’asile pour les demandeurs d’asile ».

Le communiqué signé de  Raïssa Touraire Ngou, Reporting assistant (Unhcr – Yaoundé) informe l’opinion nationale et internationale que l’organisme conscient  des défis sécuritaires dans la zone du fait des attaques récurrentes de la secte Boko Haram, ne cesse de mener des actions de plaidoyer auprès des autorités camerounaises afin de maintenir l’accès à l’asile et de respecter ainsi le principe international de non refoulement pour les demandeurs d’asile. CAMERPOST apprend également que les Gouvernements de la République du Cameroun et de la République Fédérale du Nigéria et le HCR signeront, le 02 Mars 2017 à Yaoundé, l’Accord Tripartite relatif au rapatriement librement consenti des réfugiés nigérians vivant au Cameroun.

Décision volontaire

Cet Accord établit les conditions, procédures et modalités pour le retour volontaire dans leur pays d’origine, d’un peu plus de 85 000 réfugiés nigérians (dont 72% dans le camp de Minawao) vivant dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Il garantit que le rapatriement, qui est une décision volontaire, n’interviendra que sur la base de la volonté librement exprimée des réfugiés et respectera les conditions de sécurité et de dignité pour leur retour au Nigéria. Les réfugiés qui n’opteront pas pour le rapatriement volontaire ne seront par ailleurs ni directement, ni indirectement contraints à retourner au Nigéria et leur statut de réfugié continuera à être reconnu par les trois parties à l’Accord.

Le HCR saisit cette opportunité pour exprimer sa profonde gratitude aux autorités camerounaises, et notamment aux Gouverneurs des Régions de l’Extrême Nord, de l’Est, de l’Adamaoua et du Nord qui ne cessent de multiplier des efforts pour assurer la sécurité des réfugiés et du personnel humanitaire intervenant dans ces Régions.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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