Cameroun : des raffineurs d’oléagineux réclament 20 milliards de FCFA à l’Etat

Dr. Nkoulou Ada Emmanuel (g), président du Comité de régulation de la filière des oléagineux et Jacquis Kemleu Tchabgou, SG de l'Asroc, à la conférence de presse du 28 juillet 2015 | DR
Dr. Nkoulou Ada Emmanuel (g), président du Comité de régulation de la filière des oléagineux et Jacquis Kemleu Tchabgou, SG de l’Asroc, à la conférence de presse du 28 juillet 2015 | DR

L’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (ASROC) demande au gouvernement camerounais de lui rembourser 20 milliards de FCFA au titre des crédits de la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) non remboursés au cours de ces cinq dernières années.

A en croire les membres de cette association professionnelle, le non-remboursement de crédits de TVA aux unités industrielles qui exportent leurs produits dans la sous-région Afrique centrale plombe sérieusement la trésorerie de leurs entreprises.

« Malgré nos multiples relances au ministre des Finances (MINFI), nos requêtes sont restées sans suite, et cela dure depuis cinq ans », se plaignent des membres de cette association.

L’ASROC qui est constituée d’un ensemble d’entreprises qui produisent 95 pour cent des huiles végétales raffinées et 90 pour cent de savons de ménages, a décidé de prendre certaines mesures de rétorsion dont celle de conditionner sa participation au forum d’affaires entre le Cameroun et le Nigeria en septembre prochain par la résolution de ce problème.

Par ailleurs, cette association a également décidé de suspendre ses exportations vers les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

« L’Etat ne peut pas compter sur une filière et la détruire en même temps. Nous avons reçu le prix de Meilleur exportateur 2016 signé par le ministre des Finances et le directeur des douanes. Comment peut-on nous donner un tel prix et nous empêcher de nous développer en même temps ? C’est un paradoxe ! », s’indigne un membre de cette association.

Et les raffineurs de faire cette mise au point aux pouvoirs publics : «nous sommes les signaux pour les investisseurs éventuels. Si nous disons à un investisseur qu’on ne rembourse pas les crédits de TVA, il ne viendra plus au Cameroun s’il veut vraiment produire pour exporter. »

© CAMERPOST avec © APA

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