Cameroun : Quatre preneurs d’otages de nationalité étrangère capturés

Quatre preneurs d’otages de nationalité étrangère capturés | Illustration/DR
Quatre preneurs d’otages de nationalité étrangère capturés | Illustration/DR

A leur actif, plus de 100 millions de F ravis aux populations locales. Le vol de bétail, l’enlèvement des bergers et coaction avec des bandes armées. L’étau se resserre progressivement sur les membres d’un redoutable gang de preneurs d’otages de la région de l’Adamaoua. Une fois encore, la collaboration des populations locales ainsi que l’action conjuguée des forces de maintien de l’ordre et les comités de vigilance ont eu raison de la frayeur.

En fin de semaine dernière quatre présumés malfaiteurs de nationalité étrangères sont tombés dans les mailles des éléments de la gendarmerie de Djohong. Ces malfaiteurs lourdement armés écumaient les localités de Djohong, Ngaoui à la frontière avec la République centrafricaine et le village de Mbaimboum sur la frontière Tchad-RCA-Cameroun. Il leur est reproché par les villageois, l’enlèvement des bergers avec demande de rançon. Ainsi que les vols de bétail et coaction avec de bande armés.

Après exploitation par les fin limiers de ce poste de gendarmerie, il ressort que Aboubakar Adoum, 38 ans, chef de gang de nationalité tchadienne, Nouhou, 38 ans centrafricain, Abdou, 41 ans nigérian et Youssoufa, 27 ans tchadien, n’étaient pas à leur premier forfait. De sources concordantes près de la légion de gendarmerie de Ngaoundéré en rapport avec le commissaire du gouvernement près du tribunal militaire de Ngaoundéré, ces malfrats étaient des fidèles éléments de la bande à Amadou Hamadou alias Dogo, né vers 1976 à Tourbali au Tchad, appréhendé il y a quelques jours par les éléments de la police judiciaire de l’Adamaoua. En trois mois, ils ont pu ravir plus de 100 millions aux populations locales.

Leurs victimes pour la plupart étaient des éleveurs de bovins de la région. Ils disposent pour cela des armes à feu de pointe à l’instar des kalachnikovs et des membres rodés au maniement des armes. De l’avis de l’adjudant-chef Kolwé, commandant de la brigade de gendarmerie de Djohong, qui a permis de démanteler la bande à Dogo, ce n’est pas encore la fin de l’affaire, car d’autres courent encore.

« Et les prochains jours ne seront pas de tout repos. Ils seront traqués », rassure la commandant de brigade qui sait pouvoir compter sur l’appui de la population locale bien avertit. Un état d’esprit partagé par le colonel Ntounge Elias, commandant de la légion de gendarmerie de l’Adamaoua qui appelle « les populations à collaborer activement avec les FMO afin de nous permettre de juguler ce phénomène qui fait du tort aux populations laborieuses de l’Adamaoua ».

Source : © Cameroon Tribune

Par Alain MAZDA