Cameroun – Propriété intellectuelle : Quand musique rime avec développement – 29/04/2015

Ama Tutu Muna - Ministre des Arts et de la Culture | Photo d'archives
Ama Tutu Muna – Ministre des Arts et de la Culture | Photo d’archives

La 15e édition de la journée mondiale de la propriété intellectuelle célébrée dimanche sur le thème « Tous pour la musique ! ». La propriété intellectuelle, en tant que vecteur de développement économique et technologique, participe à la création d’empois et de richesses à travers les œuvres de l’esprit et l’innovation technologique. Même si, pour le moment, et selon le directeur du Développement technologique et de la propriété industrielle au ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Magui Koutitobo Nnoko, la musique se situe encore dans le secteur social au Cameroun et doit revenir dans le secteur économique. « C’est à ce moment qu’on pourra mieux évaluer l’impact de l’industrie musicale dans l’économie camerounaise », explique-t-elle avant de mentionner que cet impact est très important dans les pays développés. Cette année, la célébration de la journée mondiale de la propriété intellectuelle sur le thème : «  Tous pour la musique ! » place l’industrie musicale au centre des attentions. Pour le directeur, « la propriété intellectuelle permet à nos Etats de prendre conscience de l’impact des biens immatériels dans leur développement ». Ces biens étant considérés comme des valeurs. Des valeurs que le passage de l’analogique au numérique est venu consacrer. « Avec les innovations technologiques, nous avons la facilité de produire. Les logiciels ont révolutionné le secteur de la musique avec l’enregistrement, la production en haute résolution et la finalisation des projets musicaux », indique Ruben Binam Bikoï, directeur général d’une maison de production, d’édition, et de distribution musicale.

D’autre part, les innovations technologiques au Cameroun ont permis une amélioration significative de la qualité audio visuelle. « Plusieurs jeunes arrivent à faire un travail remarquable qui les rend compétitif et leur permet d’accéder à des plateformes de diffusion internationales », ajoute Ruben Binam Bikoï. La distribution s’est également vue améliorée. Il est aujourd’hui possible de présenter en temps réel des œuvres musicales dans le monde entier ainsi que de les faire acheter grâce à Internet. Par ailleurs, la propriété industrielle notamment les brevets ont permis de booster l’évolution musicale. A ce sujet, Magui Koutitobo Nnoko affirme : « Nous ne valorisons pas suffisamment nos créations. Nous avons des innovateurs en matière d’instruments notamment des balafons redimensionnés pour des sonorités s’intégrant plus facilement à la world music. Le monde se globalise et le Cameroun a des atouts pour apporter sa participation ». Cette participation suppose l’appropriation des techniques et des technologies de production, d’arrangement et même de commercialisation de la musique sur nouveaux supports. Aussi, une révision de la stratégie de commercialisation (obtention de licences, des marques) donnerait-elle aux productions un caractère international.

Source : © Cameroon Tribune

Par Marilyne NGAMBO TCHOFO

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