Cameroun : un projet pour venir en aide à plus de 200 000 victimes d’évictions forcées

Cameroun : un projet pour venir en aide à plus de 200 000 victimes d’évictions forcées

La plateforme des collectifs victimes et potentielles victimes d’évictions forcées au Cameroun vient de procéder au lancement officiel  de la phase 2 du Projet d’appui à l’amélioration des politiques publiques du Cameroun en matière de respect du droit à un logement décent. Les contours de ce programme avec CAMERPOST.

Accompagnement psychologique des déguerpis de Douala

Ils ont envahi la capitale économique du Cameroun. Ils souffrent car expropriés de leurs terres. Ils, ce sont plus de 200 000 habitants venus de Sopom limité au nord par le Génie militaire ; Ndokoti-Pk 14 ; quartier Gentil dans l’arrondissement de Douala 5ème ;  prolongement du Boulevard de la République ; village Nkomba ; Pk14-Pk17 ;  Axe-lourd Bépanda, Bonabassem, Bonatéki ; Rail. Tous se sont réunis en groupements qui constituent la plateforme des collectifs victimes et potentielles victimes d’évictions forcées au Cameroun. Ils veulent un mieux-être. Ils veulent avoir droit à un logement décent.

C’est pourquoi ils ont tenu à être présents au lancement de la deuxième phase du projet d’appui à l’amélioration des politiques publiques du Cameroun en matière de respect du droit à un logement décent. Bien que lancée officiellement, ladite phase 2 a démarré en février 2017 et s’étend jusqu’en décembre 2018. Elle vise, lancent les porteurs du projet, à contribuer au renforcement de la sécurité juridique, au respect des droits des personnes menacées ou victimes d’éviction forcée, puis mobiliser le maximum d’acteurs autour de la thématique des évictions forcées.

Mettre fin aux déguerpissements massifs et sauvages des populations

Portée par la plateforme des collectifs victimes et potentielles victimes d’évictions forcées au Cameroun, cette phase va accompagner sur les plans psychologique, social, juridique, judiciaire, les personnes menacées et victimes des évictions évoquées plus haut. « Nous voulons aussi améliorer la perception des autorités administratives, des hommes de médias, des leaders de la société civile pour ce qui des problèmes et intérêts légitimes des individus chassés de leurs terres au nom des grandes réalisations, des projets structurants ou encore des constructions anarchiques et des occupations illégales », explique le coordonnateur de la plateforme en question. Lui qui déplore les déguerpissements massifs et sauvages des populations de leurs terres, de leurs domiciles, principalement dans les villes de Douala et de Yaoundé, installées parfois depuis  des décennies (et dans la grande majorité, pauvres).

En outre s’agissant des résultats attendus pour cette phase 2 du Projet d’appui à l’amélioration des politiques publiques du Cameroun en matière de respect du droit à un logement décent, la plateforme des collectifs des victimes souhaite qu’au moins 5 représentants importants des institutions en charge des questions foncières et des évictions forcées acceptent une discussion ouverte sur les propositions alternatives aux casses. Ce n’est donc pas un fait du hasard si les membres de la plateforme ont mutualisé leurs ressources multiformes, leurs expériences, leurs forces au service de la résolution de leurs problèmes spécifiques et communs. « Dans une certaine mesure, nous participerons à faire avancer la situation des droits de l’homme au Cameroun. Nous tendons la main aux autorités au profit du dialogue précité », a-t-on appris.

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