Cameroun : Prise sur pied en Afrique du Fonds norvégien d’investissement – 06/02/2015

Une vue de la centrale à gaz de Kribi. Photo : © PRC
Une vue de la centrale à gaz de Kribi. Photo : © PRC

Le Fonds d’investissement norvégien (NORFUND) vient de racheter 30 pour cent des actifs de CDC, l’agence de développement du gouvernement britannique dans le capital de Globeleq Africa, une entité du Fonds d’investissements britannique ACTIS qui contrôle plusieurs centrales électriques en Afrique.

Deux de ces infrastructures énergétiques se trouvent au Cameroun, en l’occurrence, la centrale thermique de Dibamba dans la banlieue de Douala d’une capacité de 88 Mégawatts (MW) et la centrale à gaz de Kribi d’une puissance de 216 MW, et dont un projet d’extension est cours pourrait porter sa capacité de production à 330 MW.

Cette transaction, qui permet ainsi à Norfund de se positionner dans le secteur énergétique camerounais, à travers l’entrée dans le capital des sociétés Kribi power development company (KPDC) et Dibamba power development company (DPDC), qui gèrent les deux centrales sus mentionnées, a officiellement coûté 112,5 milliards de francs CFA.

Dans un communiqué, Borfund précise qu’avec une capacité de production cumulée de 304 MW, le Cameroun est le principal producteur du réseau énergétique de Globeleq Africa à travers le continent, devant la Côte d’Ivoire avec 288 MW à travers la centrale d’Azito, et l’Afrique du Sud dont les trois centrales solaires et éoliennes ont une capacité globale de 238 MW.

Pour le moment, l’entreprise n’a pas officiellement rendu public les projets d’investissement qu’il entend développer à travers le continent, mais, si l’on a appris que le nouveau partenariat devrait déboucher sur «plus de projets de construction de centrales électriques et l’ajout de plus de 5000 MW de capacité de production en Afrique ».

Bien que le potentiel hydroélectrique du Cameroun le 2ème en Afrique derrière celui de la République démocratique du Congo (RDC) le pays demeure un vaste champ en friche aussi bien pour la production hydroélectrique que celui des énergies renouvelables.

© CamerPost avec © APA