Cameroun – Présidentielle au Gabon : Le Redhac dénonce les violations des droits humains

Maximilienne Ngo Mbe, directrice exécutive du REDHAC | Crédit photo : © Hurinews
Maximilienne Ngo Mbe, directrice exécutive du REDHAC | Crédit photo : © Hurinews

Dans un communiqué de presse que vient de recevoir CAMERPOST, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) indique que le climat de tension qui prévaut au Gabon depuis la Présidentielle tenue le 27 août 2016 « ne doit en aucun cas empiéter sur le respect strict des libertés fondamentales. Ceci parce que depuis la proclamation des résultats le 31 août dernier, les défenseurs, autres activistes en général et Marc Ona Ossangui, 2e vice-président du Redhac, puis David Ebang, point focal au Gabon, en particulier sont en insécurité et sans protection », peut-on lire.

Une situation qui pousse ledit réseau à condamner fermement l’utilisation des moyens de répression disproportionnés par les forces de sécurité contre les manifestants ; à condamner toutes menaces et intimidations à l’encontre des défenseurs, des journalistes et autres activistes venant de quelque camp que ce soit ; à condamner aussi l’atteinte à la liberté d’expression et de communiquer qui se caractérise par la suspension de la connexion internet et des autres moyens de communication.

L’auteur du communiqué exige des autorités gabonaises, la protection et la sécurité physique et psychologique de ses deux collègues, de leurs proches et de tous les autres défenseurs et activistes. Et ne manque pas de rappeler aux autorités policières et administratives gabonaises que les libertés d’opinion, d’expression et de manifestation, « sont protégées par la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) en ses articles 6 et 9 et par le Pacte International des Droits Civils et Politiques (PIDCP) en ses articles 19 et 21, librement ratifiés par la République du Gabon ».

© CAMERPOST par Linda Mbiapa