Cameroun : le président de l’Assemblée nationale préconise la concertation entre les anglophones et les autorités

Cavaye Yeguié, e président de l’Assemblée nationale, préconise la concertation entre les anglophones et les autorités | Ph. © CT

A l’occasion de la clôture des travaux de la 3ème session ordinaire de l’Assemblée nationale, le 9 décembre 2016, Cavaye Yeguie Djibril, président de cette institution parlementaire a évoqué les tensions sociales survenues depuis le 11 novembre dans les régions du anglophones (Nord-Ouest et Sud-Ouest) qui ont fait au moins deux morts le 8 décembre à Bamenda parmi les civils et une dizaine de blessés dans les rangs de force de l’ordre.

« Dans un pays épris de paix comme le nôtre, l’on ne saurait encourager ou accepter la violence d’où qu’elle vienne. Je demeure convaincu que, quelle que soit la situation, quelles que soient les revendications, légitimes ou non, seuls le dialogue et la concertation doivent toujours prévaloir. », a déclaré Cavaye Yeguie Djibril.

Selon lui, « la rue en réalité, n’est que source de désordre, de mésentente, de manipulation, d’instrumentalisation, de confrontation pouvant dégénérer et aboutir à l’irréparable. Il faut le dire haut et fort, afin que nul n’en oublie : le Cameroun ne se gouverne pas dans la rue. Le pays dispose d’instances appropriées pour connaître des problèmes qui se posent aux Camerounaises et aux Camerounais ».

Le président de l’Assemblée nationale (PAN) a dénoncé et condamné, toute velléité de partition du Cameroun. Il a également condamné des « actes odieux » tels que celui de la mise à feu du drapeau de la République. « Ceci est un acte digne de l’homme des cavernes. Un acte répréhensible au regard de sa gravité, il doit être sévèrement puni. Nul n’est au-dessus de la République », a martelé le PAN.

Pour rappel, les 11 octobre et 21 novembre, des avocats, enseignants et étudiants anglophones ont lancé une grève parce qu’ils s’estiment marginalisés par la majorité francophone. Ces derniers jours, le mouvement a embrasé toutes les couches sociales du Nord-Ouest et Sud-ouest qui exigent désormais le retour au fédéralisme ou la sécession à travers des manifestations qui ont dégénéré en actes de violence et de désobéissance civile.

Source : © Investir Au Cameroun

Par Sylvain Andzongo