Cameroun : près de 15.000 unités de production dans la filière coton/textile/confection

La Société de développement de coton (SODECOTON). | Photo d'illustration
La Société de développement de coton (SODECOTON). | Photo d’illustration

Un total de 14.723 unités de production ont été recensées au Cameroun au terme d’une enquête réalisée par l’Institut national de la statistique (INS) et publiée mardi.

Particulièrement concentrées à Douala et Yaoundé, les métropoles économique et politique du pays, celles-ci sont composées à 99,4% de petites entreprises (PE) et très petites entreprises (TPE), à 0,4% de moyennes entreprises (ME) et grandes entreprises (GE) et à 0,2% de centres de formation adossés aux entreprises de la filière.

En 2013, ces unités employaient 66.681 personnes dont 60.706 dans les TPE/PE et 5 975 dans les ME/GE, avec des dirigeants de la première catégorie majoritairement féminins.

Selon cette enquête réalisée entre le 9 novembre et le 9 décembre 2014, en 2013, les unités de production de la filière coton/textile/confection ont dégagé un chiffre d’affaires total de 142,1 milliards FCFA, dont 125,2 milliards FCFA par les ME/GE et 16,7 milliards FCFA par les TPE/PE.

La performance du premier segment est ainsi portée par l’activité d’égrenage du coton, dont le chiffre d’affaires représente 87,3% du chiffre d’affaires global.

Par segment d’activité, les unités exerçant dans la confection (mode, bonneterie et stylisme) représentent près de 91% des unités recensées, contre environ 8% pour la distribution (mercerie et vente de tissus locaux) et 1% pour le segment textile (filature, ennoblissement, tissage).

Le domaine est toutefois plombé par la faible compétitivité à l’export et la rude concurrence des produits importés, les taux d’exportation s’établissant à 16,1% pour les ME/GE et 0,3% pour les TPE/PE, toute chose indiquant que la production du segment aval de la filière est majoritairement destinée au marché local.

L’INS signale en outre, la rude concurrence subie par les produits locaux par le phénomène de la friperie, des produits asiatiques et de ceux du Nigeria voisin.

L’autofinancement, souligne l’étude, constitue la principale source d’investissement des activités dans les TPE/PE à la création, les modes de financement de l’activité les plus utilisés étant, par ordre d’importance, les fonds personnels (52,9%), le crédit associatif (11,1%), l’aide familiale (9,2%) et le crédit bancaire/micro finance (2,8%).

Au rang des écueils, figurent le manque de soutien financier, le coût élevé de la matière première, l’obsolescence des équipements de production ainsi que la pression fiscale.

En 2009, rappelle-t-on, les pouvoirs publics ont adopté un plan de relance de la filière, mais, constate l’INS, le recensement général des entreprises réalisé, de par sa nature, «ne pouvait pas permettre de déterminer toutes les variables spécifiques à cette relance».

Un autre recensement gouvernemental, en cours, ambitionne de déterminer les éléments essentiels du plan de relance de la filière en termes de structuration, d’organisation, d’encadrement et de renforcement des capacités des opérateurs économiques de la filière et des organisations professionnelles.

© CAMERPOST avec © APA

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