Cameroun – Préoccupations des avocats anglophones : le dialogue est ouvert

Le dialogue est ouvert par rapport aux préoccupations des avocats anglophones | Ph. © CT

Le Comité ad hoc chargé d’examiner et de proposer des solutions a ouvert ses travaux hier sous la présidence de Jean Pierre Fogui.

Premier constat frappant, tous les 15 membres du Comité ad hoc sont présents dans la salle. D’ailleurs, ils sont tous arrivés plusieurs minutes avant 10h, heure de début des travaux hier à Yaoundé. Ils commencent dans une convivialité remarquable. Jean Pierre Fogui, le président du comité créé le 22 décembre dernier par arrêté du Premier ministre, chef du gouvernement, fait le tour de la table et salue chaleureusement chacun des membres. Des présentations s’en suivent. Chacun décline son identité. Puis, sur proposition de Jean Pierre Fogui, les membres adoptent l’idée d’invoquer le Tout-Puissant avant les débats à huis clos.

Me Nico Halle, président de l’Assemblée générale de l’Ordre des avocats, est le porte-voix des membres vers le ciel. Dans sa prière, des mots-clés et précieux. « Seigneur, nous tes enfants choisis pour réfléchir et apporter des solutions aux préoccupations qui paralysent notre vie. Si tu ne bâtis une maison, ceux-qui la bâtissent travaillent en vain. Viens, inspire-nous, car nous sommes fatigués du désordre dans ton pays béni ». Emouvante séance de prière, clôturée par un « Amen ! » en chœur.

Peu avant l’ouverture des travaux, chacun a dit sa volonté de contribuer à un dénouement heureux de ces assises. « Si nous sommes ici, ça veut dire que notre cœur est pur. Nous n’avons aucun préjugé. Nous sommes confiants et ouverts au dialogue », a précisé Me Eta Besong, ancien bâtonnier de l’Ordre national des avocats. Pour Me Ngnié Kamga, bâtonnier de l’Ordre des avocats, les vertus du dialogue sont exceptionnelles. « Il était temps qu’on se retrouve pour discuter véritablement et ensemble, trouver des solutions pérennes aux problèmes soulevés par nos confrères anglophones », souligne-t-il.

Avant la suspension des travaux hier, le président avait reçu quelques préoccupations des membres, notamment le choix de la ville devant abriter les assises (Buea, au lieu de Yaoundé), l’augmentation du nombre des avocats anglophones au sein du Comité ad hoc, entre autres. Au sujet des préoccupations, Me Ngnié Kamga estime, par exemple, « qu’il est sans doute temps de penser à instituer au niveau de l’ENAM, une section anglophone, avec un recrutement spécifique. Ceci de manière à rééquilibrer le gap entre les magistrats francophones et anglophones ». Pour le bâtonnier, il faut des magistrats qui maîtrisent la culture du « Common Law » et un processus qui doit être mis en œuvre. Les résolutions restent donc attendues.

Source : © Cameroon Tribune

Par Azize Mbohou

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