Cameroun : les premières heures de liberté de Lydienne Yen Eyoum

Lydienne Eyoum dans sa cellule de la prison centrale de Kodengui | Photo d'archives
Lydienne Eyoum dans sa cellule de la prison centrale de Kodengui | Photo d’archives

L’ancienne détenue de la prison centrale de Yaoundé vient d’achever son troisième jour de vie hors des geôles.

Il est un peu plus de 20h lorsque la nouvelle de la grâce présidentielle accordée à Me Lydienne Yen Eyoum est annoncée sur les antennes du Poste national de la Crtv. Immédiatement après l’annonce, les abords de la prison de Nkondengui attirent curieux et journalistes. A ce moment, personne ne sait si l’avocate sortira le même jour, ou le lendemain. Mais dans ce quartier, aucun dispositif ne laisse présager qu’elle sortirait à l’instant. A Olezoa, où s’est installée l’Ambassade de France, les rues sont désertes. Idem à la résidence de France, située non-loin de là. Des gardiens de nuit rencontrés sur les lieux disent ne rien connaître de cette information qui, pourtant, fait déjà le Buzz sur les réseaux sociaux. A raison, car c’est au quartier Kondengui que les choses se passent.

Vers 23 heures (un peu plus d’après plusieurs sources), Me Lydienne Eyoum, avocate au barreau du Cameroun, incarcérée à la prison centrale, franchit la barrière de l’établissement pénitencier. A cette heure tardive, le programme prévoit qu’elle soit conduite directement à l’Ambassade de France, ou à la Résidence de France, les deux situés au quartier Olezoua. Mais d’après certaines sources, le cortège doit d’abord faire une halte au quartier Hippodrome, où habite un de ses oncles. Une information qui n’a pas pu être vérifiée. Quoi qu’il en soit, l’ancienne pensionnaire de Nkondengui finit par arriver à l’Ambassade de France. Il est environ 4h du matin.

Du côté de la presse, dont certains éléments ont été mobilisés pour ne manquer aucun événement de cette actualité, impossible d’avoir le moindre mot. Les seules personnes disposées à parler sont les proches. Surtout ses conseils, parmi lesquels Me Yondo Black, avocat de l’ex-détenue. Dans leurs confidences, aucune information sur l’état de santé de l’avocate, ni sur ses prédispositions mentales. Tout ce qui ressort, c’est que la citoyenne française ne devrait pas rester longtemps au Cameroun. Le temps de lui établir un nouveau passeport, et de se reposer, et elle prendra l’avion pour Paris, apprend-on.

Source : © La Nouvelle Expression

Par Frégist Bertrand Tchouta

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1 Commentaire sur "Cameroun : les premières heures de liberté de Lydienne Yen Eyoum"

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NKOU NKOU Célestin
Messieurs les présidents Paul BIYA et François Hollande, si les “détourneurs” de fonds publics vous chipaient un seul milliard de vos fortunes privées, je doute que vous seriez toujours si cléments. De toute façon, pour que la libération des (Français) Thierry Atangana et de Lydienne Eyoum ne soit pas vue comme un acte souverain de pure coïncidence, ou alors une insulte à l’encontre de la nation camerounaise, il faut : -1°) souverainement libérer tous les autres “éperviables” dont le nombre d’années de prison ne dit rien au peuple, à condition que tous ces voleurs remboursent les milliards qu’ils ont arrachés… Read more »
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