Cameroun : Pour la BM, l’éducation peut être une nouvelle source de croissance économique -02/05/2014

Selon la Banque mondiale (BM), il sera difficile pour le Cameroun de devenir un pays émergent à l’horizon 2035, tel qu’envisager par les autorités du pays, eu égard au retard accusé dans ses prévisions de croissance jusqu’ici. En effet, fait remarquer l’institution financière internationale dans la dernière édition de ses cahiers économiques sur le Cameroun, «le taux de croissance moyen observé de 2010 à 2013 dans le pays est de 4,1 %, soit un point de pourcentage en dessous des cibles de la «Vision 2035» (et 0,8 point de pourcentage de moins que dans le scénario de référence du DSCE».

Élèves en plein cours dans une salle de classe
Élèves en plein cours dans une salle de classe

Pour renverser la tendance et «rattraper ce retard et atteindre les objectifs officiellement fixés pour 2020, il faudrait un taux de croissance annuel de 9,5 % sur la période 2014-2020, à comparer aux 4,8 à 5,4 % établis dans les projections de la Banque mondiale. Cette situation appelle une attention renouvelée aux sources de la croissance au Cameroun. Compte tenu de l’impact important de l’éducation sur la croissance à long terme, une révision des sources de la croissance devrait commencer par regarder la qualité du capital humain», analyse la Banque mondiale.

A l’appui de sa recommandation, l’institution de Bretton Woods révèle que «les théories de la croissance endogène ont été testées au cours des trois dernières décennies dans un grand nombre de pays et ont confirmé que le capital humain joue un rôle essentiel dans la croissance économique». A cet égard, conclu la BM, «l’éducation, ainsi que la santé peuvent contribuer d’une manière importante à l’aspiration du Cameroun à devenir une économie émergente à l’horizon 2035».

Aussi, les analystes de la Banque mondiale conseillent-ils au gouvernement camerounais d’investir massivement dans l’éducation. Car, apprend-on, «bien que les dépenses publiques d’éducation aient augmenté au Cameroun, passant de 1,9 % du PIB en 2000 à 3,3 % en 2003, elles ont depuis marqué le pas et restent en dessous de la moyenne régionale de 4,3 %».

Source : Investir Au Cameroun