Cameroun – Polémique : La mascotte de la Can féminine divise

Lili, la mascotte de la Can féminine, divise | DR
Lili, la mascotte de la Can féminine, divise | DR

Les camerounais connaissent déjà les attributs officiels de la Can 2016. La mascotte de la compétition fait jaser, quelques heures seulement après la cérémonie de présentation.

Les retards accumulés dans la phase de construction et de rénovation des stades semblent oubliés. Nombre de camerounais s’en prennent à présent au Comité d’organisation de la Can féminine 2016. L’attention se focalise davantage sur le nom de baptême de la mascotte.

La mascotte de la Can se présente comme une lionne en station debout. Elle arbore la tenue des lions indomptables du Cameroun. Son nom est Lili. Une véritable torture pour Francis O, habitant de Douala. Il dit ne pas savoir à quoi les organisateurs pensaient en validant un tel nom. Il ajoute que le Cameroun n’a pas organisé de Can depuis plusieurs années. Quand cela est enfin possible l’on se permet de renier notre identité culturelle en adoptant des noms comme Lili. Lequarantenaire pense que le nom de baptême de la mascotte devrait être camerounisé. Il est rejoint par de nombreux compatriotes. Certains vont plus loin que lui. Ils pensent que cette attitude est symptomatique d’une forme d’aliénation culturelle, et d’allégeance à l’ancien colonisateur français. L’assistance de la France dans la conception de la mascotte serait un signal fort. Ceci expliquerait l’officialisation d’un nom à consonance française. Le manque de patriotisme des dirigeants camerounais est également décrié dans cet épisode.

Une frange de la population dit ne pas être surprise par la tournure que prennent les événements. Armel M affirme par exemple que le Cameroun manque d’expertise, d’où la présence d’expatriés et de ce non d’origine française. Devant cette situation, nombreux sont ceux qui souhaitent que le travail soit confié à la Fecafoot ou à des patriarches. Les heureux élus auraient cependant l’obligation de tenir compte des réalités et valeurs camerounaises. Le référendum et le vote en ligne sont également proposés. Plusieurs propositions sont d’ailleurs faites dans des langues nationales, telles : magne, nyango ou aicha. Au vu du tribalisme et de la diversité ethnique, d’autres camerounais proposent plutôt que l’on ait recours à des repères historiques. C’est dans cette optique que l’expression camaroes fait son apparition.

Lili n’a pas que des détracteurs. Ils sont tout aussi nombreux qui acceptent la situation telle qu’elle se présente. Pour ces derniers il ne s’agit ni plus ni moins que d’une polémique inutile, une perte de temps. Organiser une réflexion autour de Lili équivaudrait à organiser un référendum sur la marque de papier toilette à imposer aux sénateurs. Le choix du nom de la mascotte ne serait qu’un événement secondaire.

© CAMERPOST par Olivier Ndema Epo

  • Lili est bien. C’est vrai que la crinière n’a rien à faire sur ça tête. Pour mélangé les tribus et n’en faire plus qu’une je propose le nom de ”Manycha”

  • salut lili

  • C’est super bien

  • C’ pas mal

  • Les camerounais sont tous des experts en tout et en rien. Même ceux qui ne sont pas capable de determiner avec exactitude le rôle d’une mascotte en pareille circonstance trouveront quelque chose à dire.

  • ADIDAS nous paye combien pour la publicité?

  • Lili c’,est parfait, bon vent

  • Peh Jeanne Françoise

    On ne saurait parler d’une polémique inutile quand il s’agit de mettre en avant notre identité nationale. Chaque Camerounais se serait reconnu en ” Magne” ou “Nyango”. C’est tout simplement Camerounais. La diversité ne devrait pas être perçu comme un facteur de division chez nous. Et puis cette Lili ne présente aucune originalité. On aurait pu lui faire des nattes ou des rastas à l’africaine. Et pourquoi pas foncer davantage sa peau ?