Cameroun : Plusieurs sujets à polémique à la Une des journaux

Plusieurs sujets à polémique à la Une des journaux camerounais | Photo d'illustration
Plusieurs sujets à polémique à la Une des journaux camerounais | Photo d’illustration

Les journaux camerounais parus mardi ont massivement focalisé sur des sujets locaux qui fâchent.

Le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, qui ouvre certes par une note optimiste entre le pays et la France au sujet des changements climatiques et des réfugiés de la République centrafricaine, au lendemain d’une audience accordée par le président Biya à la secrétaire d’État française en charge du Développement et de la Francophonie, Annick Girardin, s’empresse aussitôt de tirer la sonnette d’alarme sur les constructions anarchiques dans les grandes agglomérations.

Le gouvernement, apprend-on, vient ainsi d’inviter les gestionnaires des villes à «tout faire pour que les cités changent de physionomie».

Dans Le Quotidien de l’Economie, c’est l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs qui monte de nouveau au front, dénonçant le retour des poulets congelés importés sur le marché en dépit d’une interdiction gouvernementale du 16 mars 2006, et ce malgré la dangerosité prouvée de ce produit à la fois pour la santé humaine et la survie de la filière avicole nationale.

Le Jour et Mutations, pour leur part, s’intéressent à l’interdiction prononcée, par un préfet de la région de l’Ouest, de la chanson «Coller la petite» du jeune artiste Franko, devenue un tube dans le pays depuis deux mois.

Le préfet du département de la Mifi, explique la première publication citée, entend lutter à sa manière contre la dépravation des mœurs.

Se présentant comme quelqu’un de socialement engagé, Franko, selon Mutations, se défend de toute approche obscène pour une chanson «qui a déjà plus de 1,7 million de ‘’vu” sur Youtube».

«Pour cet artiste, les gens essaient de détourner le sens du message pour en faire une image de promotion du sexe.»

Le même Mutations consacre deux pages à un scandale de plagiat dans lequel sont impliqués deux universitaires : Pascal Charlemagne Mesanga Nyamding et N’Gouah Beaud.

En effet, alors que jusqu’ici c’est le premier qui était accusé d’avoir copié son confrère, dans le cadre de publications scientifiques, l’affaire rebondit lorsqu’on apprend, preuves à l’appui, que ces deux-là ont eux-mêmes plagié, presque mot pour mot, une thèse présentée en 1996 par l’Allemand Jörg Gerkrath, aujourd’hui professeur de droit public à l’université du Luxembourg et dans des universités françaises.

© CAMERPOST avec © APA

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