Cameroun: Plus de ristournes exigées aux brasseurs par les gérants des débits de boissons – 22/02/2015

Les gérants des débits de boissons ont exigé des brasseurs une hausse des ristournes. | Photo d'illustration
Les gérants des débits de boissons ont exigé des brasseurs une hausse des ristournes. | Photo d’illustration

Après plusieurs semaines de tractations, les sociétés brassicoles camerounaises ont obtenu du gouvernement, une revalorisation des prix des boissons alcoolisées. Cette hausse des prix est elle-même consécutive à la réforme du droit d’accise, impôt sur les produits de luxe (boissons, cigarettes…), qui a plus que doublé dans la loi de Finances 2015 de l’Etat du Cameroun.

Aujourd’hui, ce sont les tenanciers des débits de boissons qui montent au créneau. Non contents de l’augmentation de 75 FCfa hors taxe sur le prix de la bouteille de bière de 65 Cl, et de 37 FCfa HT sur celui de la bouteille de 33 Cl ; ces derniers exigent aux entreprises brassicoles une revalorisation des ristournes qui leur sont généralement versées, à hauteur de 50 francs Cfa par casier de bière.

En effet, selon le Syndicat national des exploitants des débits de boisson du Cameroun (Synedeboc), une doléance dans ce sens vient d’être adressée au gouvernement, afin «qu’il demande aux sociétés brassicoles d’augmenter nos ristournes de 50 FCfa, par casier de bière», explique Hervé Nana, un responsable du Synedeboc. Le syndicat, apprend-on, se donne jusqu’à la fin du mois de février 2015 pour que cette exigence soit satisfaite.

A défaut, indique le Synedeboc, les tenanciers des débits de boissons procéderont à une nouvelle revalorisation du prix de la bière, à hauteur de 50 FCfa cette fois-ci. En clair, en l’espace d’un mois, le prix de la bière sur le territoire camerounais pourrait augmenter de 125 FCfa HT pour les grandes bouteilles, et de 87 FCfa HT pour les bouteilles de 33 Cl.

Cependant, la menace des gérants des débits de boissons d’augmenter de nouveau le prix de la bouteille de bière pourrait ne pas prospérer. La règlementation camerounaise en matière de fixation des prix prescrit en effet que ce sont les sociétés brassicoles qui indiquent aux distributeurs les prix publics des boissons, lesquels prix doivent préalablement être validés par le ministère en charge du Commerce.

Source : © Investir Au Cameroun

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